La préfète du Pas-de-Calais n'a "pas de date à donner" pour le démantèlement de la "Jungle" de Calais

Sur France Bleu Nord, Fabienne Buccio a refusé de donner une date précise au démantèlement de la "Jungle" de Calais. C'est "une question de jours", tant qu'une "solution ne sera pas trouvée pour chacun des migrants".

Fabienne Buccio, préfète de Calais, le 25 février 2016
Fabienne Buccio, préfète de Calais, le 25 février 2016 (DENIS CHARLET / AFP)

"Le démantèlement [de la "Jungle" de Calais] est une question de jours", a annoncé mercredi 18 octobre sur France Bleu Nord la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Alors que la justice, saisie par des associations dans le but de le retarder, a donné son feu vert au démantèlement de la "Jungle" de Calais, la préfète a précisé qu'il "ne commencera pas tant qu'une solution ne sera pas trouvée pour chacun des migrants", comme s'y est engagé l'Etat.

"Nous avons actuellement déjà plus de 7 000 places dans des centres d'accueil et d'orientation en France. C'est un nombre important qui assure à chacun des migrants de Calais un accueil", a-t-elle précisé.

"Prise en charge des publics fragiles"

"Je n'ai pas de date à vous donner parce qu'il y a un nombre de places à trouver et, l'Etat s'y est engagé, la prise en charge de tous les publics fragiles avant ce démantèlement, c’est-à-dire les mineurs étrangers isolés, les femmes, les enfants, les étudiants".

Le gouvernement avait annoncé que le démantèlement de la "Jungle" de Calais se ferait à l'automne. Onze associations avaient saisi en urgence le tribunal administratif de Lille pour retarder le démantèlement, le jugeant "précipité". La justice a donné son feu vert pour "faire cesser" les traitements "inhumains et dégradants" auxquels sont soumis les migrants dans ce lieu.