Manifestation anti-migrants interdite à Calais : jusqu'à trois mois de prison ferme pour trois participants

Alors que la comparution du général Piquemal a été reportée, quatre autres participants à la manifestation ont été jugés, lundi, pour "port illégal d'armes".

Un rassemblement est organisé devant le palais de justice de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 8 février 2016, avant le procès de personnes interpellées lors d\'une manifestation anti-migrants interdite à Calais.
Un rassemblement est organisé devant le palais de justice de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 8 février 2016, avant le procès de personnes interpellées lors d'une manifestation anti-migrants interdite à Calais. (MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

Trois hommes ont été condamnés à des peines de prison, lundi 8 février, par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), après leur participation, samedi, à la manifestation anti-migrants à Calais que les autorités avaient interdite. 

Jusqu'à trois mois de prison ferme. Un manifestant a été condamné à trois mois de prison ferme, un autre a écopé de deux mois de prison ferme, et un troisième a reçu deux mois de prison avec sursis. Une quatrième personne jugée lundi repassera devant le tribunal en avril.

Le procès du général Piquemal reporté. Âgé de 75 ans, l'homme a été désigné comme ayant eu "le rôle principal" dans cette manifestation interdite, et poursuivi pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation". Sa comparution a finalement été reportée en raison de son état de santé.

Les quatre autres personnes ont été contrôlées en amont de la manifestation. Elles portaient sur elles "des armes dangereuses" de type taser, poing américain et cutter et sont jugées pour "port illégal d'armes". Elles risquaient une peine allant jusqu'à un an de prison ferme. Des peines allant de deux mois de prison avec sursis à trois mois ferme avaient été requises par le parquet.

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17h44 : @Julien : Non. Dès lors qu'un rassemblement est interdit, le tenir tout de même expose les organisateurs et les participants à des sanctions, et ce quelle que soit sa "sensibilité". La peine peut aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, rappelle Le Monde. Quant à la comparution immédiate, elle est appliquée aux cas de flagrants délits qui ne nécessitent pas de longue instruction, tout simplement.

17h44 : Les peines prononcées sont-elles comparables à d'autres affaires du même type, ou la sensibilité des protagonistes a-t-elle jouée en leur défaveur ?

16h54 : Des peines allant jusqu'à trois mois de prison ferme sont prononcées à l'encontre de trois participants à la manifestation anti-migrants interdite de samedi.

16h33 : L'audience est suspendue à Boulogne-sur-Mer. Quatre personnes sont jugées en comparution immédiate pour avoir participé à la manifestation interdite le week-end dernier à Calais. Extraits du procès, que suit notre journaliste Louis San.

16h03 : Bonjour @anonyme. Le général Christian Piquemal a un très long CV dans l'armée. Diplômé de Saint-Cyr et après avoir notamment servi sous les ordres du général Bigeard pendant la guerre d'Algérie, il entame une longue carrière chez les parachutistes. Il est commandant de la Légion étrangère entre 1994 et 1999. Période pendant laquelle il est fait officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre national du Mérite.

16h03 : Ce Général Piquemal, quels sont ses états de service ?

13h04 : Le procès du général Piquemal devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer est reporté en raison de son état de santé.

12h37 : Direction Boulogne-sur-Mer. Notre journaliste Louis San est sur place pour le procès du général Christian Piquemal, ancien patron de la légion étrangère. Il est jugé en comparution immédiate pour avoir participé samedi à un rassemblement d'extrême droite anti-migrants à Calais.

11h55 : Cinq personnes, dont un général ancien patron de la légion étrangère, passeront en comparution immédiate au tribunal de Boulogne-sur-Mer, après leur interpellation samedi à Calais lors d'un rassemblement hostile aux migrants. Notre journaliste Louis San est sur place.