"Jungle" de Calais : 4 014 personnes ont été "mises à l'abri" depuis hier, annonce le gouvernement

Au moins la moitié des personnes résidant dans le bidonville ont été évacuées en deux jours. 

Des ouvriers démontent les cabanes de la \"jungle\" de Calais (Pas-de-Calais), le 25 octobre 2016.
Des ouvriers démontent les cabanes de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 25 octobre 2016. (DENIS CHARLET / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le démantèlement de la "jungle" de Calais continue, mardi 25 octobre. Au total, 4 014 personnes sur les 6 400 à 8 100 migrants qui vivaient dans ce camp à ciel ouvert ont été "mises à l'abri" en deux jours, annonce le ministère de l'Intérieur. En milieu d'après-midi, des équipes ont commencé à démonter les cabanes et abris de fortune vidés de leurs occupants. L'opération, qui doit durer plusieurs jours, a commencé autour du centre d'accueil provisoire formé de conteneurs.

Après les 2 318 évacuations de lundi, le gouvernement annonce que 1 696 personnes ont quitté la "jungle" mardi.

Près de 1 000 mineurs isolés sont désormais en sécurité. Le ministère de l'Intérieur précise par ailleurs que 217 mineurs présents à Calais, et dont les liens familiaux en Grande-Bretagne ont pu être établis, ont rejoint le Royaume-Uni depuis le 17 octobre.

Des rassemblements en faveur de l'accueil des migrants. Plusieurs rassemblements se sont déroulés lundi soir en soutien à l'accueil de migrants évacués depuis le matin. A Nantes, Rennes, Paris, quelques centaines de personnes ont manifesté en signe de solidarité avec les migrants.

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22h32 : Comme tous les soirs, voici une sélection de nos meilleurs articles du jour :

Dans la "jungle" démantelée, Ahmed, Sahar et tant d'autres n'ont "pas envie de partir si près du but"

Ils ont fui Mossoul et racontent la ville en état de siège

Présidentielle américaine : le 8 novembre, Hillary Clinton veut tout gagner (ou presque)

21h46 : @anonyme : Selon le site de LCI, plusieurs raisons sont avancées concernant l'absence de la Corse parmi la liste des régions où sont envoyés les migrants de la "jungle". Il y est question de l'insularité de la Corse, mais aussi du climat local post-rixe de Sisco.

21h46 : Pouvez-vous nous dire pourquoi la Corse ne recoit pas de migrants..? merci

21h15 : Voici le bilan chiffré de la deuxième journée de démantèlement de la "jungle", communiqué par le gouvernement :

• 1 636 nouvelles personnes évacuées (1 264 majeures et 372 mineures)

• 33 bus utilisés pour rejoindre 55 centres d'accueil et d'orientation dans 9 régions

• Au total, 3 242 majeurs accueillis en centre d'accueil et d'orientation depuis hier

19h49 : Après les 2 318 évacuations d'hier, le gouvernement annonce que 1 696 personnes ont quitté la "jungle" de Calais aujourd'hui. Ainsi, plus de la moitié des occupants du camp, qui accueillait entre 6 400 et 8 100 migrants selon les comptages, ont été "mis à l'abri" depuis le lancement du démantèlement.

19h43 : 4 014 personnes ont été "mises à l'abri" depuis le début du démantèlement de la "jungle", hier, selon le ministère de l'Intérieur.

18h53 : Voici des images de la manifestation d'une cinquantaine de femmes, cet après-midi, qui ont réclamé de pouvoir "quitter la jungle" pour "aller en Angleterre".

(FRANCE 3)

17h54 : Des ouvriers ont commencé à démonter les cabanes et les abris de fortune de la "jungle", à Calais. Voici quelques images du début de l'opération.

(APTN)

17h24 : C'était devenu le lieu de rassemblement des migrants déterminés à gagner l'Angleterre. Le plus grand bidonville de France, la "jungle" de Calais, est en cours de démantèlement. Je reviens sur cette opération en images.

(FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

17h01 : "Tous ceux qui se déclaraient mineurs devaient avoir droit à un entretien, et en cas de doute, un deuxième entretien était prévu. Mais ce matin, j'ai vu une jeune femme de l'association France Terre d'Asile écarter un tiers des personnes sans même leur poser une question. Avec ce simple tri au faciès, il était impossible de savoir s'il y avait bien des adultes ou non."

L'ONG MSF se retire du campement de Calais, annonce l'un de ses responsables à franceinfo, pour protester contre la manière dont sont triés les mineurs. "On arrête d'orienter et d'informer sur le dispositif de l'Etat pour les mineurs. On laisse juste une petite équipe aux mineurs pour les personnes vulnérables."

16h31 : Des réfugiées érythréennes ont manifesté dans la "jungle" pour protester contre l'évacuation des migrants. "Nous voulons aller au Royaume-Uni, nous avons besoin d'aide", ont-elles scandé.

15h35 : Sur place, le démontage des cabanes et des tentes se poursuit.

15h34 : Plus de 1 000 personnes ont été évacuées de la "jungle" ce matin, au deuxième jour du démantèlement du camp de migrants. Parmi eux, "près de 800" majeurs ont quitté Calais à destination de centres d'accueil et d'orientation (CAO), précise le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

15h33 : Quelque 1 056 migrants ont été "mis à l'abri" ce matin, dans le cadre de l'évacuation de la "jungle", annonce Bernard Cazeneuve.

15h16 : Selon un journaliste du New York Times présent sur place, des migrants ont incendié des cabanes et des déchets pour protester contre l'évacuation.

15h13 : La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, précise que le démantèlement de la "jungle" débutera cet après-midi près du centre d'accueil de l'Etat. L'opération prendra plusieurs jours.

15h10 : Des CRS et des équipes de Vinci ont commencé à faire des maraudes dans la "jungle" de Calais, pour préparer les opérations de déblaiement. Ils vérifient que les migrants ont quitté leurs abris de fortune, selon notre journaliste sur place.

14h32 : Beaucoup de tentes et d'abris se sont vidés, mais certains migrants se refusent à partir. Pour éviter les tensions, la destruction des abris de fortune par des bulldozers attendra, précise le ministère de l'Intérieur.

(FRANCE 2)

11h53 : Reportage dans des centres d'accueil et d'orientation à Sainte-Menehould (Marne) et aux Islettes (Meuse), où des migrants de Calais sont arrivés hier. Comment sont-ils pris en charge ? La réponse en images.


(FRANCE INFO)

11h28 : Les cars de migrants continuent de quitter Calais, racontent des journalistes présents sur place.

10h31 : A Calais, les opérations de démantèlement n'ont pas encore débuté, rapporte notre envoyé spécial sur place Axel Roux.

10h17 : C'est un peu tout cela, . Mais en pratique, il n'est pas si simple de se faire régulariser une fois au Royaume-Uni, et les prestations sociales ne sont pas particulièrement généreuses. Notre journaliste Elise Lambert avait écrit il y a quelques mois un article décryptant les "mythes" de l'immigration britannique, que je vous invite à lire.

10h15 : Pourriez-vous nous rappeler pourquoi la Grande-Bretagne fait elle figure d'eldorado pour les refugiés (questions de langue ? De travail ?) Merci

10h33 : "Mon oncle vit à Londres. Je suis arrivé il y a deux mois, j'ai beaucoup souffert pour arriver jusqu'ici... Je n'ai pas envie de partir alors que je suis près du but."

Ahmed, 21 ans, ne compte pas monter dans un bus à destination des 287 centres d'accueil et d'orientation mis en place dans toute la France pour héberger les migrants de la "jungle". Ce Soudanais rêve toujours de passer au Royaume-Uni.

09h25 : Alors que le démantèlement de la "jungle" de Calais est en cours, on en apprend un peu plus sur la situation de l'asile en France. Invité ce matin d'Europe 1, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a indiqué que quelque 100 000 personnes auront déposé une demande d'asile en France d'ici la fin de l'année. C'est 20 000 de plus que l'an passé.

08h36 : Le démantèlement devrait démarrer autour du CAP (la partie containers du camp). Plusieurs équipes de journalistes attendent.

08h31 : Contrairement à ce que nous indiquions plus tôt, l'arrivée des bulldozers dans la "jungle" de Calais n'est pas prévue aujourd'hui, nous explique notre envoyé spécial sur place.

08h21 : Le démantèlement du plus grand bidonville de France a débuté hier, dans le calme, à Calais. Alors que l'Etat entend vider la "jungle" de ses migrants, beaucoup continuent cependant de rêver d'un avenir au Royaume-Uni. Notre envoyé spécial Axel Roux est allé à leur rencontre.

(SIPANY / SIPA)