DIRECT. Calais : la démolition du camp a débuté, des bus attendent les derniers migrants

Les pelleteuses sont entrées en action jeudi matin pour entamer la destruction de l'immense bidonville.

Un engin de chantier déblaie des cabanes, dans la \"jungle\" de Calais, le 27 octobre 2016.
Un engin de chantier déblaie des cabanes, dans la "jungle" de Calais, le 27 octobre 2016. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Né il y a 18 mois, le bidonville de Calais s'est vidé en quelques jours. Et les gros engins de chantier ont investi les lieux, jeudi 27 octobre. Au total, 5 596 personnes ont été "mises à l'abri", selon les chiffres des ministères de l'Intérieur et du Logement, alors que 6 400 à 8 100 migrants vivaient dans l'immense camp la semaine dernière.

Le centre de transit est fermé. Les forces de l'ordre ont repoussé sans violence les jeunes se présentant comme des mineurs qui se sont massés jeudi matin devant le centre de transit, désormais fermé, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Derniers départs en bus. Dix bus sont en réserve pour les derniers départs de migrants. "On a prévu ces cars pour les gens qu'on pourra trouver sur la lande. C'est la dernière proposition", a ajouté Vincent Berton, le sous-préfet de Calais. Deux départs de bus de mineurs sont par ailleurs prévus jeudi matin depuis le Centre d'accueil provisoire (CAP) vers des CAO pour mineurs, un vers l'Occitanie et un vers la Bretagne.

Les gros travaux de déblaiement ont commencé. Peu après 8h30, dans la partie ouest du camp, quasi désertée, une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation arrachait les abris situés dans cette zone. Un cordon de CRS a été déployé pour empêcher les curieux d'y accéder.

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23h46 : Alors que le gouvernement britannique appelle la France à protéger "comme il se doit" les mineurs toujours bloqués dans la zone de Calais, Paris riposte en faisant part de sa "surprise". Mettant en avant deux textes juridiques, le gouvernement souhaite que "le Royaume-Uni prenne rapidement ses responsabilités et accueille ces mineurs, qui souhaitent être transférés au Royaume-Uni. C'est là la meilleure manière pour eux d'être protégés comme il se doit".

17h58 : Voici de nouvelles photos de l'évacuation et du déblaiement de la "jungle", à Calais. Entre 2 000 et 3 000 réfugiés ont quitté le bidonville pour s'installer ailleurs dans le Calaisis ou à Paris, selon plusieurs associations, dont le Secours catholique et l'Auberge des migrants.



(PHILIPPE HUGUEN / AFP)

17h07 : La Cimade affirme que 90 migrants ont été placés en centre de rétention depuis le début du démantèlement de la "jungle" de Calais. "Les centres de rétention ne peuvent pas servir de solution d'hébergement dans l'opération d'évacuation", a rappelé l'association ce matin.

16h35 : La maire de Calais, Natacha Bouchard, redoute la "reconstitution d'un bidonville, [voire de] trois ou quatre" après le démantèlement du camp.




(FRANCE 3)

15h53 : Je crois, @anonyme, que vous n'êtes pas allé au bout de l'article de mes confrères de France 3 Midi-Pyrénées ;) Ils y expliquent justement qu'ils ne comptent pas empêcher la publication de commentaires sur Facebook, au nom de la liberté d'expression. Ils y détaillent également les raisons pour lesquelles ces commentaires haineux les révoltent et ne respectent pas la loi. Je vous laisse donc prendre le temps de lire cette tribune.

15h58 : Intéressant cette faculté des journalistes à s'ériger en gardiens de la morale et de ce qu'il est correct ou non de dire. Ces mêmes journalistes qui défendaient pourtant il y a peu la liberté d'expression. Ce n'est pas en interdisant l'expression ou en insultant son interlocuteur que l'on combat une idée que l'on considère comme mauvaise. C'est en présentant des arguments. Donc plutôt de dire que les commentaires donnent envie de vomir, ces mêmes journalistes feraient mieux d'expliquer pourquoi ils estiment que ces internautes sont dans l'erreur.

15h41 : "Certains de vos commentaires Facebook sur l'arrivée des migrants dans la région sont insupportables." Les journalistes de France 3 Midi-Pyrénées réagissent aux messages d'internautes qui "donnent la nausée", après l'arrivée à Toulouse de réfugiés venus de Calais.

15h08 : "Non, la 'jungle' n'est pas celle que vous croyez." Le blog Fais pas com' papa vous explique pourquoi le mot "jungle" n'aurait pas dû être utilisé pour nommer la lande de Calais.

14h21 : Des migrants passent devant un tag "Free Syria" en quittant la "jungle" de Calais, au quatrième jour du démantèlement.



(PHILIPPE HUGUEN / AFP)

13h13 : Le démantèlement de la "jungle" de Calais se poursuit. Selon la préfète du Pas-de-Calais, le déblaiement de la lande devrait s'achever lundi prochain.

10h13 : L'envoyé spécial de France 3 à Calais Josselin Debraux publie sur Twitter des clichés de l'opération de démolition de la "jungle".

09h27 : Les gros travaux de déblaiement de la "jungle" de Calais ont commencé dans la partie ouest du camp, quasiment désertée depuis hier après-midi. Une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation arrache depuis un peu moins d'une heure les abris situés dans cette zone.