Vidéo Guadeloupe : "On aurait dû anticiper ce besoin de dialogue et de compréhension", juge Michel Barnier

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Alors que la mobilisation contre l'obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 entraîne des violences, le candidat à l'investiture LR estime que le dialogue doit permettre d'aller vers les soignants et les élus locaux "un peu mieux qu'on ne l'a fait ces semaines dernières".

"En Guadeloupe, il faut à la fois de l'autorité et du dialogue", a déclaré Michel Barnier, candidat à l'investiture des Républicains et ex-négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, mardi 23 novembre, sur franceinfo. "On aurait dû anticiper ce besoin de dialogue et de compréhension avec les élus locaux et avec les soignants", a-t-il ajouté alors que le département d'Outre-mer est confronté depuis plusieurs jours à des violences qui ont pour origine la contestation à l'obligation vaccinale des soignants.

"Une méfiance qui existe depuis longtemps"

Pour Michel Barnier, il y a "une situation particulière en Guadeloupe et en Martinique, notamment en raison d'une méfiance qui existe depuis assez longtemps vis-à-vis de la parole qui vient de Paris, c'est lié à une situation locale qui est celle du chlordécone, qui a empoisonné et qui continue d'empoisonner les terres". Selon le candidat à l'investiture LR, le dialogue doit permettre d'aller vers les soignants et les élus locaux "un peu mieux qu'on ne l'a fait ces semaines dernières". À l'adresse du gouvernement, Michel Barnier ajoute que les départements d'Outre-Mer "doivent être dans la République et traités comme tous les autres" départements.

>>> Situation en Guadeloupe, retour du service militaire... Le "8h30 franceinfo" de Michel Barnier.

Le candidat à l'investiture LR s'est donc dit favorable au maintien de l'obligation vaccinale des soignants, considérant que "c'est une règle générale qui s'applique pour la sécurité et la santé publique". Il a également estimé qu'il fallait "revenir sur la gratuité des tests pour les non-vaccinés", dans les Outre-mer et en métropole. "Il faut s'adapter, anticiper, c'est aussi une manière de prévenir. La prévention coûte toujours moins cher que la réparation", a-t-il déclaré. À six mois du premier tour de l'élection présidentielle, Michel Barnier pense qu'il faudra rendre obligatoire le pass sanitaire dans les meetings politiques : "C'est une précaution sanitaire nécessaire".

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