Guadeloupe : inquiétant pic de mortalité

Le CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe enregistre un nombre inhabituel de décès depuis novembre et un incendie qui a détruit une partie de l'établissement.

France 3

Quatre mois après un incendie, le CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ressemble toujours à une zone de guerre. Des tentes, installées sur le parking, accueillent les urgences. Les malades sont pris en charge dans des conditions indécentes, d'après Véronique Courtois, assistante en chirurgie pédiatrique. Le collectif de défense du CHU tire la sonnette d'alarme. Selon lui, la mortalité a progressé de 31% par rapport à 2017. 43 morts de plus qu'il explique entre autres par le manque de matériel. Même les médicaments se font de plus en plus rares.

1 100 salariés en arrêt maladie

Pour faire face à la crise, une médecin militaire, Valérie Denux, a été nommée à la tête de l'Agence régionale de santé il y a dix jours. Elle conteste le chiffre de 43 morts, mais concède une surmortalité ces derniers mois. Un tiers des 3 300 employés est en arrêt maladie. Désespérés par les conditions de travail, de plus en plus de médecins démissionnent et vont se faire soigner ailleurs.

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Un incendie s\'est déclaré au CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, mardi 28 novembre 2017.
Un incendie s'est déclaré au CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, mardi 28 novembre 2017. (GOOGLE EARTH / FRANCEINFO)