Les taxis en colère sceptiques sur les engagements du gouvernement

Quelques chauffeurs de taxi sont encore en grève ce vendredi 26 juin. Dans la profession, on a du mal à croire aux annonces des autorités quant à une cessation du service UberPop.

FRANCE 3

Ce vendredi 26 juin, au lendemain d'une journée de grève des taxis émaillée d'incidents, l'ambiance est plus calme dans les grandes villes. Des syndicats ont appelé à cesser la grève, d'autres entendent poursuivre, et on compte encore quelques chauffeurs mobilisés. Rien à voir cependant avec le mouvement de jeudi.

A Orly (Val-de-Marne), Mustapha ne veut plus faire grève. "Ça ne sert à rien. C'est ridicule, ça profitera toujours à Uber", confie-t-il à France 3 avec fatalisme. Porte Maillot à Paris, Ijjou fait partie des irréductibles, mais il est prêt à quitter la profession. "J'en ai marre, ça me stresse", peste-t-il.

Uber imperturbable

Le gouvernement a annoncé hier son intention d'intensifier les contrôles des VTC et notamment des véhicules UberPop. Les taxis sont sceptiques car pour fermer l'application de la discorde, il faudrait une décision de justice. Et du côté d'Uber, on ne s'affole pas. Les dirigeants estiment que les arrêtés préfectoraux sont contraires à la liberté d'entreprendre et n'ont pas l'intention de cesser leur activité.

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Des taxis manifestent à la porte Maillot, à Paris, le 25 juin 2015.
Des taxis manifestent à la porte Maillot, à Paris, le 25 juin 2015. (LOIC VENANCE / AFP)