La colère des chauffeurs de VTC

La colère des chauffeurs de VTC se traduit par une action en justice. Dix chauffeurs assignent la société américaine Uber devant le Conseil des Prud'hommes à Paris. C'est une première. France 3 est partie à la rencontre d'un chauffeur de VTC.

France 3

Christophe prend chaque jour une quinzaine de courses. Bien que chauffeur indépendant, son activité dépend à 80 % d'Uber : 1 000 euros nets par mois pour 60 heures de travail par semaine, il ne s'en sort pas. Uber décide de tout pour nous : des tarifs, des conventions, du modèle de voiture. Alors Christophe assigne aux Prud'Hommes la plateforme américaine pour avoir son statut de salarié.

Retrouver des conditions de travail normales

Jeudi 13 avril, Christophe et une centaine d'autres chauffeurs étaient réunis devant le siège de l'entreprise de chauffeurs privés. Tous se plaignent depuis des années, mais tous ne veulent pas devenir salariés de la compagnie. Marc Husseini, chauffeur depuis vingt ans, souhaite juste retrouver des conditions de travail normales. Christophe, lui, se donne deux ans pour s'en sortir financièrement, sinon, il arrêtera la profession de VTC.

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L\'application Uber sur un smartphone, en janvier 2016.
L'application Uber sur un smartphone, en janvier 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)