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Grand emprunt: 20-30 milliards d'euros ?

La commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt planche sur un montant de 20 à 30 milliards d'euros
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Les anciens Premiers ministres Michel Rocard (socialiste) et Alain Juppé (UMP). (© France 2)
La commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt planche sur un montant de 20 à 30 milliards d'eurosLa commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt planche sur un montant de 20 à 30 milliards d'euros C'est ce qu'a assuré lundi la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot à l'issue d'un entretien avec François Fillon à ce sujet.

Jusqu'à présent, les présidents de la commission sur cet emprunt, MM.Alain Juppé et Michel Rocard, avaient évoqué une fourchette de 20 à 40 milliards, jugée très insuffisante par une soixantaine d'élus de la majorité.

"Vu les contours de ce qui semble se dégager, c'est-à-dire autour de 20-30 milliards (d'euros), il nous semble que c'est un emprunt qui n'est plus grand mais petit", a déclaré Cécile Duflot à la presse à sa sortie de Matignon.

"Un petit emprunt ne sert plus à rien à partir du moment où il peut être remplacé par d'autres recettes", a estimé l'élue verte, évoquant les recettes fiscales ayant fait l'objet d'exonérations, "du bouclier fiscal à la TVA sur la restauration".

François Fillon a lancé des consultations avec tous les partis représentés au Parlement sur les principes et les modalités de ce grand emprunt voulu par le président Nicolas Sarkozy, qui devrait faire l'objet d'une série de propositions de la commission Juppé/Rocard d'ici à la mi-novembre.

Députés de droite pour un emprunt d'envergure

63 députés de la majorité ont plaidé lundi dans une tribune publiée dans Le Monde, pour que le futur grand emprunt national soit de 50 à 100 milliards d'euros.

Ces députés UMP et Nouveau Centre estiment qu'il faut "pouvoir mobiliser une masse critique de plus de 50 milliards d'euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir".

Selon eux, "le grand emprunt ne doit pas devenir un 'petit emprunt ', au moment même où l'Allemagne décide de donner la priorité à la croissance en programmant des baisses d'impôts qui, sur cinq ans, représenteront 120 milliards d'euros".

"Nous devons faire preuve d'audace et mobiliser les moyens suffisants pour donner à notre économie une dynamique nouvelle", ajoutent-ils. "Ces moyens, ils sont mobilisés en Chine, en Inde, au Brésil, qui veulent toute leur part de cette nouvelle croissance. Ils sont également mobilisés aux Etats-Unis par l'administration Obama, qui investit massivement dans la croissance verte."

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