Cet article date de plus de neuf ans.

François Hollande sur France 2 : ce qu'il faut retenir

En perte de vitesse dans les sondages depuis une semaine, François Hollande se devait de réagir. FTVi vous résume ce qu'il faut retenir de sa prestation.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Le candidat socialiste François Hollande était l'invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 le 15 mars 2012. (CAPTURE FTVI)

Rebondir. En perte de vitesse dans les sondages depuis une semaine, François Hollande, invité jeudi 15 mars de l'émission "Des Paroles et des actes", sur France 2, se devait de réagir. FTVi vous résume ce qu'il faut retenir de sa prestation.

• La phrase

"Les sondages ne changent pas mon humeur, ma détermination, ma volonté." Interrogé sur les sondages qui semblent se resserrer, François Hollande a fait mine de ne pas en être affecté. "Je suis candidat depuis de longs mois, je n'ai jamais pensé que ce serait facile. Jusqu'au 22 avril, il y aura des sondages, des enquêtes d'opinion." Pas question, dit-il, de dévier de la ligne qu'il s'est fixée. Devant les chiffres dithyrambiques qui le donnaient vainqueur à presque 60% au second tour, François Hollande concède :  "Je n'ai jamais pensé que ces chiffres seraient ceux du grand rendez vous."

• La stratégie

Comme il tente de le faire depuis le début de la campagne, François Hollande s'est posé en rassembleur de son camp. Après la diffusion d'images de Ségolène Royal faisant du porte-à-porte dans un quartier populaire, il constate que "jamais les socialistes n'auront été aussi unis dans une élection présidentielle, car nous avons tiré les leçons du passé".

FTVi / France 2


Sur la plupart des sujets évoqués, le candidat du PS répète la méthode qu'il compte mettre en oeuvre : le dialogue et la négociation face à un président sortant taxé d'avoir divisé la France : "Je veux rassembler les Français, les réconcilier et non pas les opposer les uns aux autres." Un peu plus tard : "J'ai le devoir de ne rien faire qui puisse brutaliser le pays. J'ai le devoir de réunir."

• L'attaque

Devant Jean-François Copé, qui interrompt sans cesse son interlocuteur, François Hollande trouve la parade : "Soyez patient, vous préparez 2017, il vous reste du temps !" Une attaque qui préfigure le débat qui suit : une discussion acharnée, émaillée de piques plus ou moins assassines.

FTVi / France 2

"Vous êtes comme l'anguille. Vous dites systématiquement à chacun ce qu'il veut entendre", lâche Copé, qui souligne les propositions parfois floues du candidat Hollande sur le nucléaire, l'immigration, l'insécurité et la réduction de la dette : "Vous avez un quadruple langage !" Accusé de vouloir multiplier les taxes, Hollande se rebiffe : "Vous avez accru les inégalités fiscales comme jamais et vous viendriez ici me faire la leçon sur la bonne gestion des finances publiques ? Moi, je dis sur qui les impôts vont être prélevés. Vous vous ne le dites pas."

FRANCE 2


• Les rares annonces

Contrairement à Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste n'a que peu d'occasions de faire des "coups médiatiques". Alors que le président sortant a décidé de développer une idée choc par semaine, François Hollande doit sans relâche défendre un programme rendu public dès la fin janvier. Il n'y a donc pas eu de surprise sur le plateau de "Des Paroles et des actes" : François Hollande a dû se contenter de préciser par petites touches certains aspects de son projet.

Sur l'immigration, il a annoncé la création d'"une brigade spécialisée de lutte contre les filières clandestines" d'immigration et "les passeurs", tout en critiquant la proposition de Nicolas Sarkozy de diviser par deux l'immigration légale.

Mais c'est encore sur le terrain fiscal que François Hollande a dû dissiper les incertitudes. En rétablissant l'impôt sur la fortune ancienne formule, il confirme qu'un plafonnement fiscal de 85% sera remis en place, comme l'avait laissé entendre Laurent Fabius quelques heures plus tôt. Comme Nicolas Sarkozy, François Hollande veut faire payer les exilés fiscaux. Il explique comment : "En renégociant les conventions fiscales avec la Belgique, la Suisse et le Luxembourg".

Quant à la question de la fin de vie, il a précisé qu'il faudrait "une procédure", avec l'accord du patient, de sa famille et l'avis de quatre médecins pour encadrer cette pratique. Sans jamais proncer le mot "euthanasie".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.