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François Hollande à Londres : "Je ne suis pas dangereux"

En visite dans la capitale britannique, le candidat socialiste à la présidentielle a plaidé, mercredi, pour une régulation de la finance en Europe, recevant le soutien du Parti travailliste.

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France Télévisions
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François Hollande et David Miliband, chef du Parti travailliste britannique, le 29 février 2012, à Londres (Royaume-Uni). (LEFTERIS PITARAKIS / POOL)

Sa visite dans la ville abritant la City, le cœur financier de l'Europe, était très attendue après ses déclarations sur le monde de la finance. Mercredi 29 février, François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle française, a ainsi lancé un ironique "Je ne suis pas dangereux", en anglais, peu de temps après sa descente de l'Eurostar.

Accompagné de son équipe de campagne, le candidat PS a été accueilli par une forêt de caméras et par les encouragements enthousiastes de jeunes socialistes français.

FTVi / REUTERS

François Hollande a ensuite plaidé pour une meilleure régulation de la finance européenne et souligné la nécessité d'une approche commune sur ce point avec l'opposition de gauche au Royaume-Uni. "Nous devons avoir davantage de régulation, partout", a-t-il déclaré à quelques heures de son meeting londonien.

"Nous sommes aussi venus ici à Londres pour dire que la finance doit être au service de l'économie, doit permettre de créer de la richesse et non pas s'enrichir sur l'activité économique réelle", a ajouté le candidat. Il a ainsi reçu le soutien de David Miliband, le chef du Parti travailliste britannique. Ce dernier s'est dit "impatient de discuter avec le candidat socialiste", estimant qu'ils avaient "beaucoup en commun"

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François Hollande a également profité de ce déplacement pour évoquer sa proposition de créer un taux marginal d'imposition à 75%. "Moi ce que je veux, c'est envoyer un signal : que dans les plus grandes entreprises, avant de distribuer des rémunérations qui dépassent un million d'euros par an, il y ait une prise en compte de ce qu'est la réalité sociale de notre pays", a-t-il expliqué. Pour lui, cette mesure "doit servir justement de dissuasion".

Après un discours devant les étudiants de King's College, le candidat socialiste a pris la parole en fin d'après-midi devant 200 des quelque 150.000 Français qui vivent à Londres. "La campagne, elle se fait aussi ici, à Londres (...) pour que notre pays change, et il va changer", a-t-il dit, apportant son soutien à Axelle Lemaire, candidate à la députation pour les Français de l'étranger pour l'Europe du Nord.

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