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Fillon et Copé vantent le "courage" de Sarkozy face à la "démagogie" de Hollande

Les militants UMP ont adopté samedi leur projet pour la présidentielle, lors d'un conseil national conclu par Jean-François Copé et François Fillon.

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France Télévisions
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Le Premier ministre, François Fillon, et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, le 28 janvier 2012 à Paris. (JOHANNA LEGUERRE / AFP PHOTO)

Après l'offensive de François Hollande, l'UMP avait à coeur de riposter rapidement, en tenant son conseil national, samedi 28 janvier à Paris. Mais plus que de vanter et de détailler son projet (adopté par 96 % des militants ayant participé au vote), le parti présidentiel a préféré dénoncer celui de François Hollande. 

Dans leurs discours de clôture, Jean-François Copé et François Fillon ont invité les Français à préférer le "courage" de Nicolas Sarkozy à la "démagogie" du candidat socialiste, accusé par le patron de l'UMP de "fautes irréparables" pour "l'avenir de la France".

"Cette campagne sera marquée d'un mot, d'un seul : le courage. Le courage, quand on veut présider la France, c'est de dire la vérité, au risque de l'impopularité. C'est préférer l'intérêt supérieur de la France à quelques points dans les sondages. C'est affronter le réel et reconnaître que nous changeons d'époque plutôt que de désigner des boucs émissaires sans nom et sans visage. C'est refuser d'esquiver, d'éluder, d'embrouiller", a lancé Jean-François Copé. Autant de qualités qui "font la force de Nicolas Sarkozy" mais qui "manquent cruellement à François Hollande", a-t-il insisté aux quelque 5 000 cadres et militants qui l'écoutaient, selon les chiffres du parti présidentiel.

Des militants UMP brandissent des pancartes attaquant la gauche, lors du conseil national de leur parti, le 28 janvier 2012 à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP PHOTO)

Et le secrétaire général de l'UMP d'évoquer encore, au sujet du candidat socialiste, "l'absence de courage et de vision""l'irresponsabilité financière" et "l'incapacité à apporter des réponses crédibles aux préoccupations des Français".

Fillon épingle une gauche "qui croit la partie gagnée"

Lui succédant, le Premier ministre François Fillon a lui aussi estimé que le projet de François Hollande n'est "pas crédible". "L'élection présidentielle récompensera le candidat le plus solide, et dans mon esprit, il n'y a pas de doute, l'homme que les circonstances difficiles exigent, c'est le chef de l'Etat, c'est Nicolas Sarkozy", a lancé le chef du gouvernement.

"Mais l'élection récompensera aussi le parti le plus décidé à aller chercher la victoire", a prévenu François Fillon, épinglant une gauche "qui croit la partie gagnée". "A cette heure, l'élection reste imprévisible", a-t-il conclu, à la veille d'une intervention télévisée de Nicolas Sarkozy très attendue.

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