Environ 200 salariés du site gazier du groupe pétrolier Total à Lacq, près de Pau, sont en grève depuis le 24 décembre

Leur mouvement fait suite au refus de la direction de leur accorder la hausse des salaires qu'ils réclament, a-t-on appris jeudi de source syndicale.'intersyndicale CGT, CFDT, FO et Sictame-Unsa réclame une hausse des salaires de 2,3% accompagnée d'une prime de 900 euros, la direction leur a accordé 1,7% sans prime.

Le complexe industriel de Lacq
Le complexe industriel de Lacq (France 3 Aquitaine)

Leur mouvement fait suite au refus de la direction de leur accorder la hausse des salaires qu'ils réclament, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

'intersyndicale CGT, CFDT, FO et Sictame-Unsa réclame une hausse des salaires de 2,3% accompagnée d'une prime de 900 euros, la direction leur a accordé 1,7% sans prime.

"Les négociations annuelles obligatoires avec la direction ont échoué et nous avons débuté notre mouvement le 24 décembre et, depuis, la direction joue le pourrissement", a expliqué à l'AFP, Patrick Mouboules, représentant syndical CGT.

"Même si les résultats du groupe Total ont été moins bons cette année, cela ne justifie pas cette frilosité de la direction. Si début janvier nous n'avons pas obtenu de réponse de la direction, nous baisserons les départs de gaz vers nos différents clients et on appellera l'ensemble des salariés à la grève", a-t-il ajouté.

Ce mouvement social a entraîné une diminution de la production. De 3,7 millions de mètres cubes en temps normal, elle est passée à 2,5 millions et parallèlement, la livraison d'acide à Arkema est passée de 7.000 m3 par jour à 4.000, a précisé la CGT.

Le site gazier de Lacq compte environ 800 salariés, selon le syndicaliste qui menace de poursuivre le conflit jusqu'au 11 janvier si aucun accord n'est trouvé avec la direction. Ce jour-là, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, doit inaugurer sur le site de lacq une expérience pilote de captage et de stockage de dioxyde de carbone (CO2).