Économie solidaire : à la rencontre de Charles-Edouard Vincent, fondateur de "Lulu dans ma rue"

L'entrepreneur a lancé un nouveau concept de services à la personne qui gagne de l'argent tout en aidant à réinsérer des personnes.

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FRANCE 3

"Je suis Charles-Edouard Vincent, directeur de 'Lulu dans ma rue', une association qui vise à remettre de l'humain dans le quotidien", assure l'entrepreneur rencontré par France 3 dans le IVe arrondissement de Paris. "Lulu dans ma rue est une conciergerie de quartier. Ce qu'on essaie de faire, c'est de dépanner tous les habitants du quartier en leur rendant de petits services", explique Charles-Edouard.
Une loge, un concierge, et des habitants qui ont besoin d'un coup de main. Ne manque plus qu'un "Lulu" pour les dépanner. Amid Houd est le "Lulu" bricoleur de la bande, sollicité du matin au soir par des voisins empêtrés dans leurs petits tracas du quotidien.
Avec son statut d'autoentrepreneur et ses 1 600 euros gagnés en six semaines, le demandeur d'emploi de 51 ans est sorti de la galère. "Ça m'a redonné le sourire avec ces trois années de chômage (…). Ces six semaines, j'ai les zygomatiques coincés", confirme-t-il.

"Faire des choses qui ont plus d'impact"

Charles-Edouard Vincent enseigne à HEC le "social business", ou comment sensibiliser les managers de demain à l'univers du social. "Il faut réconcilier deux mondes trop isolés, celui du pur économique et celui du social", explique le polytechnicien. "En rapprochant ces deux mondes, on arrive à faire des choses qui ont plus d'impact", ajoute-t-il.
Son projet solidaire "Lulu dans ma rue" marche. Après deux mois d'existence, son chiffre d'affaires décolle et tous les arrondissements de Paris se battent pour avoir leur conciergerie.

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Les hommes seniors sont deux fois plus touchés que l'ensemble des hommes adultes par les accidents liés au bricolage, selon l'étude Observatoire Mavie, réalisée par le pôle d'expertise du risque Calyxis en partenariat avec l'Inserm et publiée le 18 mai 2015. ( GETTY IMAGES )