Dominique Domarchi, proche conseiller du président de la Collectivité territoriale de Corse Paul Giacobbi, a été abattu

Dominique Domarchi, 63 ans, a reçu plusieurs décharges d'arme de chasse devant son domicile à 1h20, de retour de la soirée des cantonales à la mairie, selon le procureur de la République de Bastia Dominique Alzeari.Maire de Saint-André de Cotone, il était proche conseiller de Paul Giacobbi, président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC).

Rassemblement devant le domicile de Dominique Domarchi, le 21 mars 2011 à Saint-André de Cotone, en Haute-Corse
Rassemblement devant le domicile de Dominique Domarchi, le 21 mars 2011 à Saint-André de Cotone, en Haute-Corse (AFP / Stéphan Agostini)

Dominique Domarchi, 63 ans, a reçu plusieurs décharges d'arme de chasse devant son domicile à 1h20, de retour de la soirée des cantonales à la mairie, selon le procureur de la République de Bastia Dominique Alzeari.

Maire de Saint-André de Cotone, il était proche conseiller de Paul Giacobbi, président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC).

Ce meurtre a plongé dans la stupeur le petit village de Haute-Corse dont Dominique Domarchi était maire et résident. Des dizaines de villageois de Saint-André-de-Cotone, à 60 km au sud de Bastia, se sont rassemblés dans un silence absolu lundi matin dès l'annonce de l'assassinat de Dominique Domarchi.

Dominique Monarchi, père de deux enfants, a été tué par un ou plusieurs tireurs embusqués qui avaient attendu qu'il monte l'escalier extérieur menant à la maison, au centre du village. Son épouse et ses enfants ont été réveillés par les coups de feu.

Maire depuis 27 ans de Saint-André de Cotone, où il est né le 6 février 1948, Dominique Domarchi était un très influent conseiller politique de Paul Giacobbi à la CTC. Le président de l'exécutif régional, qui est également député PRG de Haute-Corse, était attendu sur place lundi matin.

Le préfet de Haute-Corse Jean-Luc Nevache et le coordonnateur des forces de police et gendarmerie en Corse Jean-François Lelièvre se sont rendus sur les lieux du meurtre. "Aucune piste n'est privilégiée" dans l'enquête qui a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie, a affirmé le procureur Alzeari.

Le fait que la victime ait été entendue en janvier sous le régime de la garde à vue dans le cadre d'une enquête sur le versement de pots-de-vin au conseil général de Haute-Corse n'est "qu'un élément" de l'enquête, a ajouté le procureur. Paul Giacobbi avait catégoriquement démenti en janvier qu'un ancien cadre du conseil général mis en examen et écroué ait versé des pots-de-vin à deux de ses proches, dont Dominique Domarchi.