Dijon : le calme revient après des nuits de violence

Un imposant dispositif a été mis en place dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin, afin de mettre fin aux violences entre des habitants du quartier des Grésilles et des individus se revendiquant de la communauté tchétchène.

France 2

Dijon (Côte-d’Or) a vécu une nouvelle soirée très mouvementée lundi 15 juin. Pour la quatrième nuit consécutive, les pompiers ont dû intervenir, accompagnés de policiers, de gendarmes et du RAID, afin de régler des expéditions punitives entre Tchétchènes et Maghrébins. Désormais, le calme est revenu dans le quartier des Grésilles. Mardi matin, les habitants n’étaient toujours pas totalement rassurés. "Toute cette bande de jeunes cagoulés avec des barres de fer, des armes et tout, c’était impressionnant. J’ai eu la peur de ma vie", raconte une habitante.

Laurent Nuñez sur place

En tout, presque 300 hommes ont été déployés dans les rues de Dijon. La situation était contrôlée à partir de 22 heures et la nuit a été calme. Laurent Nuñez, le secrétaire d’État à l’Intérieur, s’est rendu sur place afin de se rendre compte de la situation, apporter son soutien à la police et rassurer la population. Le calme est revenu. On entend surtout les engins de nettoyage. Les habitants ne comprennent pas pourquoi la police n’est pas intervenue dès vendredi soir. Ce fort sentiment d’abandon et d’injustice, ils comptent bien le témoigner, rapporte mardi midi la journaliste de France Télévisions Ariane Combes.

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Des policiers, dans le quartier des Grésilles, à Dijon, le 15 juin 2020.
Des policiers, dans le quartier des Grésilles, à Dijon, le 15 juin 2020. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)