Deux policiers, filmés en flagrant délit de vol dans un magasin de téléphonie vendredi soir à Paris, ont été suspendus

Mis en examen lundi soir pour vol aggravé en réunion, ils ont été suspendus mardi par le préfet de police.Les images d'une caméra de vidéosurveillance mises en ligne sur le site web d'Europe 1 montrent deux hommes entrant dans une boutique de téléphonie de la rue Louis-Blanc (10e arr.), exhibant un brassard de police et leur carte professionnelle.

Les images trahissant les policiers ripoux en plein braquage, diffusées sur le site web d\'Europe 1
Les images trahissant les policiers ripoux en plein braquage, diffusées sur le site web d'Europe 1 (France 2)

Mis en examen lundi soir pour vol aggravé en réunion, ils ont été suspendus mardi par le préfet de police.

Les images d'une caméra de vidéosurveillance mises en ligne sur le site web d'Europe 1 montrent deux hommes entrant dans une boutique de téléphonie de la rue Louis-Blanc (10e arr.), exhibant un brassard de police et leur carte professionnelle.

La tête revêtue d'un bonnet, ils passent ensuite derrière le comptoir, procèdent à un contrôle d'identité puis se servent en cartes téléphoniques avant de quitter le magasin. Selon une source proche de l'enquête, ils sont entrés dans le magasin en prétextant une perquisition. Ils sont également soupçonnés d'avoir dérobé de l'argent, selon la source judiciaire.

Les deux policiers travaillaient à la 12e section de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police (DRPP, ex-RG) de Paris, chargée de la lutte contre l'immigration clandestine, ont été suspendus par le préfet de police de Paris, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en marge d'un déplacement à Vélizy (Yvelines).

A l'issue de leur garde à vue chez les policiers de l'Inspection générale des services (IGS), ils ont été présentés à un juge d'instruction qui les a mis en examen lundi soir pour vol en réunion par personne dépositaire de l'ordre public.

Le parquet, qui avait requis leur placement en détention provisoire, n'a pas été suivi par le juge des libertés et de la détention (JLD) qui les a placés sous contrôle judiciaire. Ce contrôle comprend l'interdiction d'exercer leur profession, de porter une arme et d'entrer en contact entre eux, selon la source judiciaire.

Sur le plan administratif, les deux policiers devraient également faire l'objet de sanctions, selon la source proche de l'enquête.
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