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Des salariés de Fralib (Unilever) occupent depuis vendredi après-midi leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône)

La direction ayant "procédé au licenciement de 134 salariés depuis mercredi 31 août" et puisqu'elle "a affiché son intention de démantèlement de notre usine, une centaine de salariés de Fralib réunis vendredi en assemblée générale ont décidé l'occupation de l'usine", a indiqué un responsable syndical de Fralib.
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Manifestation des Fralib (France 3)
La direction ayant "procédé au licenciement de 134 salariés depuis mercredi 31 août" et puisqu'elle "a affiché son intention de démantèlement de notre usine, une centaine de salariés de Fralib réunis vendredi en assemblée générale ont décidé l'occupation de l'usine", a indiqué un responsable syndical de Fralib.
Les salariés menacés se battent pour pérenniser le site et réclament que la marque Elephant, les machines et le savoir-faire leur soient cédés.

Pour la direction, il s'agit "d'un groupuscule d'environ 20 personnes" sur les 182 salariés du site, qui ont fermé les grilles de l'usine vendredi en début d'après-midi, empêchant les autres salariés, les prestataires et la direction de pénétrer dans l'enceinte du site.

L'entreprise n'a pas porté plainte contre l'occupation mais en a informé les autorités. "C'est illusoire parce que de toute façon l'usine va fermer", a-t-elle conclu.

Le géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques veut fermer l'usine de Gémenos, la seule en France à fabriquer les thés Lipton et infusions Eléphant, au motif d'une compétitivité insuffisante. La cour d'appel d'Aix doit se prononcer le 19 octobre sur un jugement du tribunal administratif de Marseille qui a validé le 21 juillet le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par Unilever pour fermer Fralib.

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