Des perquisitions ont été menées les 8 et 9 juin dans le cadre de l'enquête sur l'affaire du Mediator

L'information, publiée le 11 juin par le Figaro, a été confirmée par une source judiciaire mais la teneur des documents saisis n'est pas encore connue.Selon le quotidien, "25 enquêteurs ont perquisitionné deux jours durant le siège des laboratoires Servier à Neuilly-sur-seine" ainsi qu'une dizaine de sociétés du groupe et le domicile de M. Servier.

Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques  cardiaques encourus par les patients.
Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. (AFP - Fred Tanneau)

L'information, publiée le 11 juin par le Figaro, a été confirmée par une source judiciaire mais la teneur des documents saisis n'est pas encore connue.

Selon le quotidien, "25 enquêteurs ont perquisitionné deux jours durant le siège des laboratoires Servier à Neuilly-sur-seine" ainsi qu'une dizaine de sociétés du groupe et le domicile de M. Servier.

Ces opérations ont été conduites par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), de la Direction nationale des investigations financières (Dnif) et en présence des trois juges d'instruction chargés de l'enquête.

Les procédures en cours
Deux informations judiciaires contre X pour "tromperie aggravée" et pour "homicides et blessures involontaires" ont été ouvertes dans l'affaire de l'anti-diabétique des laboratoires Servier.

Le Mediator est un antidiabétique. Largement prescrit comme coupe-faim, il aurait causé 500 à 2.000 décès, selon plusieurs études. Cinq millions de malades l'ont utilisé.

Concernnat le volet "dédommagement", tous les députés ont adopté le mécanisme d'indemnisation des victimes du Mediator. Cette mesure est contenue dans le projet de loi de finances rectificative dont l'examen s'est terminé samedi matin.