Des hélicoptères de la gendarmerie vont désormais surveiller le réseau de la SNCF pour lutter contre les vols de câbles

Les vols de câbles en cuivre ont doublé avec l'envolée des cours, provoquant, entre autres, des retards pour les trains.La SNCF et la gendarmerie ont signé lundi une convention selon laquelle la gendarmerie met à la disposition de la SNCF ses moyens pour "surveiller les voies et les infrastructures pour détecter les vulnérabilités".

Perquisition dans une casse à Marseille (2007) où est entreposé du cuivre
Perquisition dans une casse à Marseille (2007) où est entreposé du cuivre (AFP)

Les vols de câbles en cuivre ont doublé avec l'envolée des cours, provoquant, entre autres, des retards pour les trains.

La SNCF et la gendarmerie ont signé lundi une convention selon laquelle la gendarmerie met à la disposition de la SNCF ses moyens pour "surveiller les voies et les infrastructures pour détecter les vulnérabilités".

L'envolée des prix du cuivre, qui a atteint pour la première fois le 3 février le seuil record de 10.000 dollars (7.420 euros) la tonne à Londres, suscite la convoitise. En 2010, le nombre des vols de métaux à doublé par rapport à 2009. En septembre 2010, la SNCF dénombrait quarante vols de câbles par semaine et évaluait son préjudice à plusieurs dizaines de millions d'euros.

Lundi, le lieutenant-colonel Jean-Marc Cruciani, conseiller gendarmerie du président de la SNCF Guillaume Pépy, a dit que "350.000 minutes avaient été perdues en 2010 par les voyageurs du fait des vols de cuivre". Il y a une semaine, le trafic des TGV Nord et des trains Thalys entre la France et le Benelux a été perturbé en raison d'un important vol de câbles et de fibres optiques près de Paris.

La SNCF et la gendarmerie ont signé lundi une convention selon laquelle la gendarmerie - 3.600 brigades en France à rapprocher des 30.000 km de voies ferrées - met à la disposition de la SNCF ses moyens pour "surveiller les voies et les infrastructures pour détecter les vulnérabilités", explique le lieutenant-colonel Cruciani.

Ainsi la gendarmerie accorde un crédit de cent heures de vol de ses hélicoptères (48 en métropole). Parmi ces appareils, la gendarmerie dispose de d'hélicoptères EC-135 qui emportent une puissante caméra. De jour, elle lit une plaque d'immatriculation à 1.000 mètres d'altitude ou identifie un visage à 500 mètres. De nuit, elle distingue un type de voiture à 700 mètres.

La surveillance va aussi s'intensifier avec les moyens humains de la Surveillance générale (Suge) de la SNCF et des effectifs de gendarmerie.

A l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), on souligne que si les vols de métaux toutes catégories ont explosé, le nombre des interpellations est à la hausse, dont une majorité de voleurs présumés "itinérants étrangers". 40 % des vols commis sont imputés à des "itinérants étrangers", 20 % à des "itinérants français" et 40 % à des malfaiteurs "locaux" principalement lors de vols "d'aubaine".

Ces entreprises, rappelle M. Lifchitz, sont aussi la cible de vols de métaux. Des malfaiteurs armés attaquent les dépôts pour dérober des poids lourds avec lesquels ils peuvent emporter jusqu'à 25 tonnes de métaux.