Dates, parrainages, corps électoral… Comment se déroulera la primaire à droite pour 2017 ?

"Le Monde" dévoile jeudi 2 avril les règles du jeu de la primaire à droite. Celles-ci devront être approuvées le 14 avril lors d'un bureau politique de l'UMP.

Le 27 novembre 2010, le nouveau gouvernement Fillon pose dans la cour de l\'Elysée. Au premier rang, le Premier ministre François Fillon, le président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre de la Défense Alain Juppé.
Le 27 novembre 2010, le nouveau gouvernement Fillon pose dans la cour de l'Elysée. Au premier rang, le Premier ministre François Fillon, le président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre de la Défense Alain Juppé. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Si l'année 2015 est marquée par les élections départementales et régionales, l'année 2016 sera celle de la primaire, en tout cas à droite.

Le Monde a eu accès à un document étoffé de six chapitres, qui détaille la façon dont se déroulera cette élection destinée à élire le champion de la droite pour la présidentielle de 2017. Le journal dévoile jeudi 2 avril les "règles du jeu", avant leur approbation lors d'un bureau politique de l'UMP qui se tiendra le 14 avril.

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, désormais président de l'UMP, les ex-Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon, les anciens ministres et actuels députés Bruno Le Maire, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont les candidats les plus probables au sein de l'UMP. Mais il pourra également y avoir des candidats du centre, MoDem ou UDI.

Les dates : 20 et 27 novembre 2016

L'UMP a opté pour un scrutin à deux tours, comme celui de la primaire PS qui avait désigné en octobre 2011 François Hollande candidat pour la présidentielle de 2012.

Le premier tour se tiendra le dimanche 20 novembre 2016. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue (plus de 50% des suffrages exprimés), un second tour se déroulera le 27 novembre.

Une primaire ouverte

Il s'agira d'une primaire ouverte, à l'image, là encore, de celle du PS en 2011. L’ensemble des sympathisants de droite et du centre, "inscrits sur les listes électorales ou ayant 18 ans à la date de l’élection présidentielle", pourra voter, selon Le Monde.

Le journal précise : "Les votants devront seulement adhérer à la charte de la primaire et signer un texte ainsi rédigé : 'Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France.'"

Objectif : faire au moins aussi bien que le PS, qui avait réuni 2,7 puis 2,9 millions de votants au premier et au second tour. La primaire du PS avait coûté un euro à l'électeur pour chaque tour, celle de la droite en coûtera deux.

Un nombre minimum de parrainages élevé

"Chaque candidat devra être parrainé par au moins 25 parlementaires, au moins 250 élus répartis sur au moins 30 départements, et au moins 2 500 adhérents, à jour de cotisation, répartis sur au moins 15 départements", affirme Le Monde.

Un seuil élevé, difficile à franchir pour les "petits" candidats, ou du moins ceux qui n'ont pas assez d'appuis sur l'ensemble du territoire. Pourraient notamment être éliminés, avec ce système, Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand.

En revanche, si l'UDI et le MoDem veulent participer à cette primaire, ils fixeront eux-mêmes les règles de qualification pour leur parti.