Charges explosives découvertes à Bastia : le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête

Ces charges, qui n'ont pas explosé, ont été trouvées par des agents des finances publiques à trois jours de la visite dans l'île, jeudi, du président de la République, Emmanuel Macron.

Une charge explosive a été découverte devant la direction départementale des finances publiques, à Bastia, lundi 1er avril. 
Une charge explosive a été découverte devant la direction départementale des finances publiques, à Bastia, lundi 1er avril.  (ANNE-MARIE LECCIA / FRANCE 3 CORSE VIASTELLA)

Les bombes font leur retour en Corse. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des enquêtes sur les deux charges explosives découvertes, lundi 1er avril, devant une trésorerie et devant la direction départementale des finances publiques, à Bastia, a indiqué la procureure de Bastia (Haute-Corse) Caroline Tharot. Ces découvertes interviennent à trois jours de la visite dans l'île, jeudi, du président de la République, Emmanuel Macron.

Ces découvertes font suite à deux attentats commis ce week-end sur l'Ile de Beauté, et qui ont visé et partiellement détruit deux villas.

Les mêmes caractéristiques 

Dans l'après-midi, une charge explosive a été découverte devant le bâtiment accueillant la direction des finances publiques dans le centre de Bastia (Haute-Corse). Quelques heures plus tôt, une autre charge avait été retrouvée devant le centre des finances publiques du Cap Corse, à Ville-di-Pietrabugno, au nord de la préfecture de Haute-Corse, a rapporté France 3 Corse ViaStella

Ces charges, qui n'ont pas explosé, ont été trouvées par des agents des finances publiques et présentent les mêmes caractéristiques. 

Après la découverte de la première charge lundi matin, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin avait condamné sur Twitter "fermement cette tentative d'attaque lâche contre un centre des finances publiques". "Attaquer un centre des impôts, c'est attaquer la République. Je souhaite que les auteurs soient retrouvés et punis", avait-il ajouté.