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"On ne peut pas dire vouloir le dialogue et pratiquer la chaise vide" : le maire de Bonifacio déplore le boycott de la visite d'Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat sera jeudi en Corse pour le dernier grand débat. Des nationalistes ont appellé à une opération "île morte".

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Radio France
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Emmanuel Macron était aux Assises des maire de Bretagne ce mercredi avant son déplacement en Corse. (POOL / MAXPPP)

"Ce n'est pas logique", estime Charles Orsucci, jeudi 4 avril sur franceinfo. Le président du groupe Anda Per Dumane-LREM à l’Assemblée de Corse et maire de Bonifacio réagit à la décision des élus nationalistes de la collectivité territoriale corse qui ont décidé de boycotter la visite du chef de l'Etat, avant de lui proposer de se rencontrer à l'Assemblée de Corse. Emmanuel Macron a décliné l'invitation. "Si les nationalistes veulent un dialogue avec le chef de l'État, il fallait qu'ils se déplacent, estime Charles Orsucci. D'abord à Paris, quand Gilles Simeoni a été invité par le président de la République, et aujourd'hui à Cozzano. On ne peut pas dire vouloir le dialogue et pratiquer la chaise vide, cela n'a pas de sens."

"La majorité commet des erreurs"

Le maire de Bonifacio comprend qu'Emmanuel Macron refuse l'invitation des élus nationalistes : "On parle du président de la République, on parle de la cinquième puissance dans le monde. Je trouve que cela ressemble à une injonction. Est-ce qu'on convoque le président de la République comme ça sur le territoire national ? Je ne crois pas."

Cozzano, village de montagne à 60 kilomètres d'Ajaccio, est la dernière étape du tour de France du chef de l'État dans le cadre du grand débat national. Les nationalistes n'y participeront pas : "La majorité territoriale commet des erreurs et les répète –ce qui m'inquiète– en refusant la main tendue qui a été faite par le chef de l'État, regrette Charles Orsucci. On est dans le cadre du grand débat. On peut être assez heureux que le chef de l'État n'ait pas négligé la Corse."

Les élus nationalistes ont décrété une journée "île morte" : "Il faut qu'on revienne à la raison, pense pour sa part Charles Orsucci. Effectivement, il faut du dialogue, il faut qu’on sorte de cette escalade mortifère dans laquelle on va aujourd'hui (...) S’il faut amorcer un véritable dialogue, il faut se rencontrer."

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