Manifestation en soutien à Yvan Colonna en Corse : les échaufourrées devant la sous-préfecture de Corte se poursuivent, une voiture incendiée

Des élus nationalistes sont présents en tête de cortège. Des heurts ont éclaté ce dimanche après-midi. À 15h40, des manifestants aux visages masqués ont lancé des projectiles contre les grilles bloquant l'accès à la sous-préfecture. Les forces de l'ordre ont répliqué en usant de gaz lacrymogène.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un manifestant lance un cocktail molotov en direction des forces de l'ordre à Corte le 6 mars 2022 lors d'une manifestation de soutien à Yvan Colonna. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Les échaufourrées devant la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse) lors de la manifestation de soutien à Yvan Colonna, se poursuivent dimanche 6 mars à 17 heures 45, rapporte France Bleu Frequenza Mora. Une voiture est en feu contre les barrières anti-émeutes mises en place devant la sous-préfecture, cours Paoli.

Des heurts ont éclaté vers 15h45, lors de cette manifestation où sont rassemblées 4 200 personnes selon la préfecture, 15 000 personnes selon les organisateurs. Des manifestants aux visages masqués ont lancé des projectiles, des pierres et des cocktails Molotov. Les forces de l'ordre ont répliqué en usant de gaz lacrymogène. Le cortège a été bloqué par des cages anti-émeutes à l'arrivée devant la sous-préfecture de la ville, à 200 mètres du bâtiment. Un important dispositif de sécurité est mis en place. 150 CRS et gendarmes mobiles ont débarqué à Ajaccio et Bastia jeudi matin.

Des syndicats étudiants et des élus nationalistes en tête de cortège

Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, a été agressé mercredi à la prison d'Arles par un autre détenu et est depuis entre la vie et la mort. L'appel à ce rassemblement est né lors d'une assemblée générale de la famille nationaliste à l'appel des syndicats étudiants. Les syndicats étudiants à l'origine de ce rassemblement sont en tête de cortège, en compagnie d'élus nationalistes, avec une banderole "Statu francese assassinu" (État français assassin). 

"Je comprends et je partage" la colère des Corses, a assuré dimanche 6 mars sur franceinfo Emmanuel Mercinier-Pantalacci, l'avocat d'Yvan Colonna avant d'ajouter : "En toute hypothèse, quel que soit ce qui s'est passé précisément, il y a une responsabilité acquise et définitive de l'État. La loi prévoit que le prisonnier purge sa peine près de son foyer. Si la loi avait été respectée, des faits de cette nature ne seraient pas arrivés, c'est certain."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Corse

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.