Corse : un déplacement compliqué pour Emmanuel Macron mardi ?

Au lendemain de la grosse manifestation à Ajaccio, peut-on dire qu'Emmanuel Macron arrivera en terrain miné en Corse mardi 6 février ? Danielle Sportiello, présente en plateau, en dit plus. 

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"La manifestation de samedi, quoi qu'on en dise, c'est un moyen de pression sur Emmanuel Macron avant son arrivée sur l'île", affirme Danielle Sportiello sur le plateau de France 3. "Et le tandem Simeoni-Talamoni a tout raflé en Corse", rappelle-t-elle : "Les élections territoriales; trois députés sur quatre à l'Assemblée nationale, ils ont même réussi à faire voter par six élus macronistes de l'assemblée corse leurs propres revendications. Et puis, en politiques chevronnés, ils ont réussi à contourner Édouard Philippe après une entrevue qu'ils ont jugée très décevante à Matignon, et à pousser Emmanuel Macron à se saisir directement du dossier corse. Vous voyez, ils veulent traiter directement, sans intermédiaire, avec le chef de l'État."

Trois grandes revendications

Que cherchent à obtenir les nationalistes? "Il y a au moins trois points: la reconnaissance de la langue corse comme langue officielle au même titre que le français, le rapprochement des prisonniers dits 'politiques' en Corse (…) et puis ils veulent la reconnaissance de la spécificité de la Corse dans la Constitution. Évidemment, c'est un point chaud sur lequel il va falloir discuter, même si Emmanuel Macron avait évoqué l'idée en 2017 (…) mais à l'époque, il n'était que candidat."

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Le nationaliste Gilles Simeoni célèbre son élection, à Bastia (Haute-Corse), le 10 décembre 2017.
Le nationaliste Gilles Simeoni célèbre son élection, à Bastia (Haute-Corse), le 10 décembre 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)