Les 4 Vérités - Neige : "On informera mieux", promet Benjamin Griveaux

Porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux était l'invité des 4 Vérités de France 2 ce jeudi 8 février.

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France 2

"Le gouvernement qui vous explique qu'on empêchera la neige de tomber que ce soit par 10, par 15, par 20 centimètres, ce gouvernement-là vous ment", a lancé Benjamin Griveaux dans Les 4 Vérités ce jeudi matin.

"Le rôle de l'État c'est de mettre en place les moyens de pouvoir à la fois saler, de pouvoir déneiger, de pouvoir aussi prévenir les situations risquées et j'appelle à nouveau à la prudence aujourd'hui" face au verglas, a-t-il ajouté.

"Les trains roulent, il faut arrêter de raconter des sottises, les voies sont dégagées, on a deux Transilien sur trois qui fonctionnent (...) La SNCF travaille. Donc je ne laisserai pas dire que les agents de l'État ne sont pas là nuit et jour depuis 72 heures pour permettre à nos concitoyens de rouler", a-t-il défendu, tout en reconnaissant que certains axes sont "plus difficiles que d'autres", en particulier la N118 qui devrait rester "fermée jusqu'à la mi-journée au moins".

Alors que de nouvelles chutes de neige sont prévues pour vendredi, il a assuré que les moyens de l'État resteraient "mobilisés" et le seront "tant que des épisodes neigeux sont prévisibles".

Mais "il ne faut pas raconter aux Français n'importe quoi. Quand on a des épisodes neigeux exceptionnels, on engage des moyens exceptionnels", a insisté Benjamin Griveaux. "On va essayer de faire encore mieux la prochaine fois", notamment en informant "encore mieux que ça n'a été le cas".

"Exercice de sérieux budgétaire"

Emmanuel Macron veut faire "réussir la Corse dans la République. Il est normal de tenir compte de ses spécificités, mais ça se fait dans le cadre de la République".

"Cela fait 11 ans que la France n'a pas tenu la barre des 3% de déficit, pour la première fois depuis 11 ans, nous y sommes. Cela fait six ans que la France n'avait pas connu un taux de croissance pareil", a-t-il plaidé après les attaques de la Cour des comptes.

La Cour des comptes "est parfaitement dans son rôle de nous dire qu'il y a des efforts encore à porter", a-t-il estimé. "Mais la Commission européenne considère que la trajectoire financière de la France est sérieuse. Il y a des efforts structurels à faire et il y a la conjoncture. Et les deux éléments permettent de redresser les comptes publics, permettent de produire de la croissance économique, permettent de produire de la richesse et de la distribuer", a développé le secrétaire d'État auprès du Premier ministre.

"On n'est pas dans un exercice de purge, on est dans un exercice de sérieux budgétaire. On n'a pas multiplié les cadeaux, on est dans un exercice raisonné et raisonnable et on est dans un exercice qui permet à la croissance d'être là", a conclu Benjamin Griveaux.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l\'Elysée, pendant un séminaire gouvernemental, le 3 janvier 2018.
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'Elysée, pendant un séminaire gouvernemental, le 3 janvier 2018. (BENOIT TESSIER / AFP)