L'assemblée unique installée en Corse

En Corse, une nouvelle assemblée unique sera officiellement installée cet après-midi. À sa tête, l'alliance nationaliste qui avait triomphé lors des élections il y a deux semaines. Sans doute le début d'un bras de fer avec Paris.

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France 3

Désormais en Corse, tous les pouvoirs seront concentrés à Ajaccio. Finis les deux départements et la région, place à une assemblée territoriale unique, tombée entre les mains des nationalistes à l'issue des élections, le 10 décembre dernier. Gilles Simeoni, le tout nouveau président de cette nouvelle assemblée, n'a pas tardé à faire parler les symboles. Pas de drapeau français derrière lui lors de ses voeux, et un objectif, l'autonomie. "La tâche qui nous attend est immense, elle se résume en quelques mots : un pays à construire".

L'exécutif se tient à distance

Après plus de 40 ans de combat, souvent armé, les nationalistes veulent aujourd'hui négocier avec l'exécutif. Il y a la question de l'autonomie, mais aussi celle du statut résident ou encore de la co-officialité de la langue corse. Sur le cas corse, l'exécutif se tient à distance. Emmanuel Macron est attendu le 6 février prochain sur l'île. D'ici là, c'est Jacqueline Gourault, en charge du dossier, qui doit se rendre sur place, vendredi.

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Gilles Simeoni, à l\'Assemblée de Corse, le 26 octobre 2017.
Gilles Simeoni, à l'Assemblée de Corse, le 26 octobre 2017. (MAXPPP)