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Hommage au préfet Érignac : "Il est de ma responsabilité d'être présent", affirme Gilles Simeoni

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, a expliqué, dimanche sur France Inter, les raisons qui l'amène à être présent lors de la cérémonie d'hommage au préfet Claude Érignac qui aura lieu mardi en présence d'Emmanuel Macron.

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Radio France
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Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, le 4 février 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

"Je suis aujourd'hui le président du Conseil exécutif de Corse, je considère qu'il est de ma responsabilité d'être présent à cette cérémonie pour des raisons symboliques et politiques". Dimanche 4 février dans l'émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec franceinfo, Gilles Simeoni est revenu sur sa participation à la cérémonie en hommage au préfet Claude Erignac assassiné 20 ans plus tôt en Corse. Elle aura lieu, mardi, en présence d'Emmanuel Macron.

Par sa présence, Gilles Simeoni souhaite "exprimer fortement notre volonté qui est à la fois de ne rien taire de ce passé douloureux et d'intégrer notre réflexion dans une vision globale de ce qu'ont été les relations entre la Corse et la République", a déclaré celui qui est aussi l'ancien avocat d'Yvan Colonna, le militant indépendantiste corse condamné pour l'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, du préfet Claude Érignac, commis le 6 février 1998 à Ajaccio.

On sort d'une période de 50 ans de conflits entre la Corse et la République

Gilles Simeoni

à France Inter

"Cette période de conflits a connu son acmé avec l'assassinat du préfet Erignac qui est et qui représente - au-delà du drame humain et de la tragédie humaine - le point le plus douloureux au plan politique, symbolique, de cette affaire", a déclaré Gilles Simeoni.

"J'ai défendu Yvan Colonna. Il a clamé, il continue de clamer, son innocence. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité de façon définitive et il purge sa peine", a déclaré Gilles Simeoni. Yvan Colonna fait partie des onze prisonniers "condamnés pour des actes en relation avec la situation politique de la Corse" dont l'Assemblée de Corse demande le rapprochement et l'amnistie. Selon Gilles Simeoni, ils sont victimes d'une "peine d'éloignement prévue par aucun texte".

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