Élections territoriales en Corse : Gilles Simeoni veut un "véritable dialogue" avec l'État, "le plus tôt sera le mieux"

Après avoir la victoire de la coalition nationaliste aux élections territoriales en Corse, l'autonomiste Gilles Simeoni attend "un signal public fort de la part du Premier ministre et du président de la République".

L\'autonomiste Gilles Simeoni, le 10 décembre 2017.
L'autonomiste Gilles Simeoni, le 10 décembre 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

La coalition nationaliste de l'autonomiste Gilles Simeoni et de l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni, a emporté dimanche 10 décembre, avec 56,5 % des suffrages, les élections territoriales en Corse, avec leur union Pè a Corsica.

Après ce "véritable raz de marée démocratique", le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, souhaite sur franceinfo lundi, "construire une solution politique qui permette de tourner la page d'une phase de conflit qui dure depuis 50 ans".

"Nous attendons un signal public fort de la part du Premier ministre et du président de la République"

Gilles Simeoni veut entamer un dialogue et pour cela, "le plus tôt sera le mieux". Il estime que le dialogue peut démarrer "dès les prochaines heures et dès les prochains jours, nous attendons un signal public fort de la part du Premier ministre et du président de la République."

Le leader de la liste Pé a Corsica a reçu dimanche soir un appel du Premier ministre pour le féliciter. "Je lui ai dit que j'étais sensible à son appel, mais, je lui ai indiqué qu'au-delà des formules de politesse, il me paraissait important qu'un véritable dialogue s'ouvre entre la Corse et l'État", a poursuivi Gilles Simeoni.

"Nous voulons une Corse apaisée, une Corse qui respire, une Corse qui se construit au plan économique, social, culturel et nous avons également une demande de statut d'autonomie de plein droit et de plein exercice et des revendications, comme le rapprochement des prisonniers politiques et à terme de l'amnistie", a détaillé l'autonomiste qui précise qu'il n'est pas là "pour poser des ultimatums".