Corse : la coalition nationaliste réclame l'amnistie pour les prisonniers "politiques"

Les leaders de la coalition nationaliste, en tête des élections de dimanche 3 décembre, demandent l'amnistie pour les prisonniers "politiques" corses. Une qualification qui pose un certain nombre de questions. 

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L'amnistie pour les prisonniers "politiques" corses, c'est ce que demandent les leaders de la coalition nationaliste, à l'instar de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse. "Je pense à l'amnistie pour les prisonniers et les recherchés. Ce sont des questions dont Paris n'a pas voulu discuter depuis deux ans". Mais qui sont ces prisonniers ?

Pour l'État français, il ne s'agit pas de prisonniers "politiques"

Yvan Colonna est le plus connu des indépendantistes corses ; il a été condamné à perpétuité. Il est accusé d'avoir assassiné le préfet Claude Érignac le 6 février 1998, tout comme Alain Ferrandi, lui aussi condamné à perpétuité. Charles Santoni, lui, est accusé d'avoir tué un policier lors d'une fusillade à Ajaccio le 16 avril 1996. Il est condamné à 28 ans de réclusion criminelle. Nicolas Battini, lui, est accusé d'avoir commis un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012. Il est condamné à 8 ans de prison pour cet attentat. Ces hommes ont tous été condamnés pour des attentats parfois meurtriers. L'Etat français ne les considère pas comme des prisonniers "politiques".

Gilles Simeoni le 3 décembre 2017 à Bastia, en Corse. 
Gilles Simeoni le 3 décembre 2017 à Bastia, en Corse.  (MAXPPP)