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Avenir de la Corse : Jean-Guy Talamoni dénonce le dialogue "purement fictif" avec Matignon et boycotte les discussions

Le président de l'Assemblée de Corse estime, lundi sur franceinfo, que les revendications des élus nationalistes n'ont pas été écoutées.

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Radio France
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Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni (LUDOVIC MARIN / AFP)

La tension monte entre le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, et le Premier ministre Édouard Philippe. Le dirigeant nationaliste refuse de se rendre le 2 juillet prochain à une rencontre à Matignon. Elle devait conclure un cycle de réunions sur la Corse. "Dans l'esprit du gouvernement, il s'agit simplement de réunir les élus de la Corse, de faire une photo pour donner l'impression qu'il se passe quelque chose, qu'il y a un dialogue. Mais c'est purement fictif", a accusé Jean-Guy Talamoni, lundi 25 juin sur franceinfo.

Je ne vais pas me rendre à cette réunion de conclusion d'un cycle qui n'a servi à rien

Jean-Guy Talamoni

franceinfo

En février, Emmanuel Macron avait lancé les discussions : il était favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution mais il s'était opposé à la co-officialité de la langue corse avec le français. Selon Jean-Guy Talamoni, les réunions "n'ont servi strictement à rien". "Nous nous sommes rendu compte dès ces premières réunions que nous ne pouvions pas avancer. Manifestement, le gouvernement avait déjà les conclusions de ce cycle de concertation avant même de le commencer", déplore le président de l'Assemblée de Corse.

Pour lui, les revendications des élus corses "en matière foncière, fiscale, linguistique, institutionnelle" n'ont jamais été entendues par l'exécutif. Des revendications pourtant "nécessaires à la Corse" selon Jean-Guy Talamoni. 

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