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Contrairement à la version officielle, Roland Dumas accuse l'armée française "d'avoir livré" M. Gbagbo à son adversaire

"La vérité, elle est claire, c'est que l'armée française, sur ordre politique, a livré à son adversaire M. Laurent Gbagbo", a déclaré mardi l'ancien ministre PS des Affaires étrangères.François Fillon a quant à lui réaffirmé mardi matin devant les députés UMP que "pas un seul soldat français n'est entré dans la résidence" de Laurent Gbagbo.
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Roland Dumas, le 13 mai 2008 à Paris. (AFP - Stephane de Sakutin)

"La vérité, elle est claire, c'est que l'armée française, sur ordre politique, a livré à son adversaire M. Laurent Gbagbo", a déclaré mardi l'ancien ministre PS des Affaires étrangères.

François Fillon a quant à lui réaffirmé mardi matin devant les députés UMP que "pas un seul soldat français n'est entré dans la résidence" de Laurent Gbagbo.

Selon Roland Dumas, qui s'exprimait mardi sur France Inter, la France a choisi "la plus mauvaise des méthodes parce que ça laissera des traces dans les pays africains". "Ce qui me déplaît dans cette histoire, c'est qu'on essaie de raconter des billevesées aux Français. Il ne faut pas prendre les Français pour des enfants niais et idiots", a ajouté l'ancien ministre, ardent défenseur de M. Gbagbo.

"Le comportement des forces françaises a été exemplaire. Le président de la République leur avait confié une mission difficile. Pas un seul soldat français n'a mis les pieds dans la résidence", a déclaré François Fillon à la réunion hebdomadaire à huis clos des députés UMP à l'Assemblée. Beaucoup de députés se sont déclarés "choqués" par les polémiques concernant le rôle de l'armée française dans l'arrestation de Laurent Gbagbo.

Le patron des députés UMP Christian Jacob a ainsi "salué l'intervention exemplaire des forces françaises dans le cadre du mandat de l'Onu". "Je souhaite que l'on arrête ces discussions qui jettent de la confusion sur le rôle de la France. Le président de la République a pris les bonnes décisions", a renchéri le président du groupe des députés NC, François Sauvadet.

Lors de la séance des questions au gouvernement, mardi après-midi, François Fillon a vu dans l'arrestation de Laurent Gbagbo "un message symbolique extrêmement fort à tous les dictateurs". "Nous leur avons indiqué que la légalité, la démocratie devaient être respectées et qu'il y avait des risques pour ceux qui ne le faisaient pas", a-t-il déclaré.

Répondant à Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, le Premier ministre a salué la "victoire du droit, la victoire de la démocratie, la victoire des Nations unies en Côte d'Ivoire".

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