Ces analyses ne mènent à aucune piste, a révélé mardi L'Est républicain, ce qu'a confirmé mercredi le parquet de Dijon

Ces examens réalisés à partir d'ADN provenant de scellés remontant à l'assassinat du petit Grégory Villemin ne correspondent à aucun profil génétique des quelque 150 protagonistes de l'affaire.Mercredi, le procureur général de Dijon a précisé qu'il restait quelques protagonistes à la marge de l'affaire, dont l'ADN était encore en cour d'examen.

Le monde de la justice
Le monde de la justice (AFP - Jacques Demarthon)

Ces examens réalisés à partir d'ADN provenant de scellés remontant à l'assassinat du petit Grégory Villemin ne correspondent à aucun profil génétique des quelque 150 protagonistes de l'affaire.

Mercredi, le procureur général de Dijon a précisé qu'il restait quelques protagonistes à la marge de l'affaire, dont l'ADN était encore en cour d'examen.

Toutefois, ces derniers résultats ont peu de chances d'être probants. Ils sont attendus, avec un rapport de synthèse, "pour la fin de cette semaine ou le début de la suivante", a ajouté Jean-Marie Beney.

Au mois d'octobre, des traces d'ADN avaient été découvertes sur des cordelettes qui avaient servi à entraver Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984. Le crime n'ayant jamais été élucidé depuis près d'un quart de siècle, cette découverte permise par les progrès de la science avait relancé les espoirs de trouver, enfin, le coupable.

Des empreintes génétiques ont également été retrouvées sur des vêtements de l'enfant, ainsi que sur des courriers du "corbeau", dont l'un revendique la mort du garçonnet. C'est le laboratoire Biomnis, à Lyon, qui avait été chargé par la justice de comparer les traces avec les profils généiques en possession des enquêteurs.

"Deux possibilités s'offrent désormais à la justice (...): élargir le cercle des personnes qui ont fait l'objet d'un prélèvement ADN (ou) chercher à extraire, avec une autre technique, des empreintes génétiques +exploitables+ sur les cordelettes et les courriers", a écrit mardi L'Est Républicain.

Les premières analyses ADN avaient par ailleurs déjà permis de démontrer qu'il ne s'agissait pas des profils génétiques des parents de l'enfant.

Le mystère demeure
Les questions demeurent toujours aussi nombreuses quant à l'identité du tueur et du "corbeau" qui harcelait la famille Villemin, à partir de 1981. Le cousin de Jean-Marie Villemin, Bernard Laroche, avait été inculpé d'assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985, quoique toujours inculpé d'assassinat. Il avait été tué d'un coup de carabine par le père de l'enfant un mois plus tard.

En juillet 1985, c'était au tour de la mère de l'enfant d'être écrouée pour l'assassinat de son fils. Remise en liberté quelques jours plus tard, elle avait été totalement innocentée en 1993.