Brest : l'attaque qui a fait deux blessés devant une mosquée n'est pas un "attentat", annonce le parquet

Deux personnes, dont l'imam de Brest, ont été blessées par balle, jeudi, devant une mosquée de la ville.

Des policiers devant la mosquée Sunna de Pontanézen, à Brest (Finistère), le 27 juin 2019.
Des policiers devant la mosquée Sunna de Pontanézen, à Brest (Finistère), le 27 juin 2019. (FRED TANNEAU / AFP)

L'attaque dans laquelle deux hommes ont été blessés, devant une mosquée à Brest (Finistère), jeudi, n'est pas un "attentat", annonce le parquet, vendredi 28 juin. "Les éléments recueillis à l'heure qu'il est ne permettent pas de considérer qu'il s'agit d'un attentat", a assuré le procureur de la République à Brest, Jean-Philippe Récappé, soulignant que la section antiterroriste du parquet de Paris ne s'était pas saisie de l'affaire. C'est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui est chargée de l'enquête.

Un homme a ouvert le feu devant la mosquée Sunna de Pontanézen, à Brest (Finistère), en milieu d'après-midi jeudi, avant de prendre la fuite. Deux personnes, dont l'imam de la mosquée, Rachid El Jay, ont été blessées. L'auteur présumé des coups de feu a été retrouvé mort après la fusillade, à environ 500 mètres de sa voiture. "Tout laisse à penser qu'il se soit suicidé", a déclaré le procureur, précisant qu'avant les faits il avait adressé une lettre, accompagnée de la photocopie de sa carte d'identité, justifiant son passage à l'acte.

"Il avait envoyé un courrier à l'imam de Lille qui lui-même l'avait retransmis à l'imam de Brest, mais la police n'était pas au courant", a expliqué Jean-Philippe Récappé. Ce courrier "ne relève pas notamment de ce que l'on voit actuellement des attentats islamistes ou jihadistes", a-t-il ajouté.