Bilan de l'apéro géant: 22 hospitalisations, deux drames évités in extremis, ainsi que 23 interpellations

Dans la nuit de mercredi à jeudi, prolongation d'une soirée (bien) arrosée, 22 personnes ont été hospitalisées pour hyper-alcoolisation.Les forces de l'ordre ont interpellé 23 personnes, pour des rixes ou des états d'ivresse publique, selon la préfecture. Un homme a été repêché dans un bras de la Loire. Un jeune a été récupéré en haut d'une grue.

Apéro géant à Nantes, le 1er juin 2011
Apéro géant à Nantes, le 1er juin 2011 (AFP / Frank Perry)

Dans la nuit de mercredi à jeudi, prolongation d'une soirée (bien) arrosée, 22 personnes ont été hospitalisées pour hyper-alcoolisation.

Les forces de l'ordre ont interpellé 23 personnes, pour des rixes ou des états d'ivresse publique, selon la préfecture. Un homme a été repêché dans un bras de la Loire. Un jeune a été récupéré en haut d'une grue.

La préfecture a fait part de sa satisfaction, considérant que ses messages de prévention et de dissuasion pour cet évènement avaient été entendus.

Le dernier apéro géant de Nantes, du 12 au 13 mai 2010, avait attiré environ 10.000 personnes. Un jeune homme ivre avait perdu la vie en fin de nuit, victime d'une chute mortelle.

Deux accidents évités de justesse
Un drame tel que celui de la mi-mai a failli se reproduire dans la nuit à deux reprises. Vers 3h00, un homme ivre est tombé dans un bras de la Loire depuis une passerelle reliant le lieu du rassemblement au palais de justice. Une jeune fille a appelé les secours et les pompiers positionnés en bateau sur le fleuve à proximité ont pu le repêcher avant qu'il ne se noie. Il a été transporté à l'hôpital mais son état n'inspirait pas d'inquiétude.

Le GRIMP (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) est également intervenu pour aller chercher un jeune alcoolisé qui était monté en haut d'une grue.

Mercredi soir, faute de pouvoir se rassembler au point de rendez-vous fixé sur Facebook, la place Royale et sa fontaine géante ayant en grande partie été interdites par un dispositif policier, les fêtards, peu nombreux en début de soirée, ont progressivement migré vers un square ouvert situé un peu plus bas en centre-ville, le square Jean-Baptiste Daviais. Les effectifs ont gonflé après 22H00. L'ambiance est restée plutôt festive, avec chants et tambours africain, en dépit de l'alcoolémie qui montait. Des cracheurs de feu se sont joints à la soirée.

En début de deuxième moitié de nuit, des pétards, des fusées de feu d'artifice ont commencé à être tirés et des canettes de bière en verre à voler, au risque à chaque fois de blesser des participants qui ne voyaient plus grand-chose.

Pour prévenir tout incident, des gendarmes se sont associés aux 300 policiers mobilisés et aux pompiers.

Les services d'urgences avaient mis en place une filière spéciale afin que les fêtards ivres ne perturbent pas leur fonctionnement normal.