Saint-Etienne : des proches du maire Gaël Perdriau évoquent un piège contre l'un de ses prédécesseurs, Michel Thiollière, dans une vidéo révélée par Médiapart

Une précédente affaire de chantage à la vidéo intime a conduit à la mise en examen du maire, ainsi que de plusieurs protagonistes présumés.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
La mairie de Saint-Etienne (Loire), le 14 septembre 2022. (VERO MARTIN / HANS LUCAS / AFP)

Mis en cause en 2022 dans une affaire de chantage à la vidéo intime contre le centriste Gilles Artigues, "le clan du maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a voulu piéger une autre personnalité politique locale, l'ancien édile Michel Thiollière", révèle lundi 2 octobre Médiapart. Le site diffuse une vidéo datant de 2015 montrant le directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, et le communicant Gilles Rossary-Lenglet. Ils y évoquent la volonté de filmer à son insu Michel Thiollière avec une prostituée mineure, recrutée en vue de piéger et de le faire chanter à l'avenir. "La gamine, c'est quoi ? Est-ce que c'est une Française ? Est-ce que c'est une Roumaine ? Ou une Bulgare ?", questionne le directeur de cabinet lors de la réunion. 

"D'après Gilles Rossary-Lenglet, qui a remis mardi 26 septembre une copie de cette vidéo aux juges d'instruction saisis de l'affaire de la sextape contre Gilles Artigues, le piège imaginé contre Michel Thiollière n'a pas été exécuté ensuite", complète Médiapart.

Contacté par le site, le maire actuel de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, a réagi par l'intermédiaire de son avocat, Christophe Ingrain, rapportant que son client refusait "de légitimer une nouvelle attaque infondée qui vise en réalité à le détruire". Auprès de France 3, l'ex-maire visé par ce projet Michel Thiollière dénonce de son côté "une officine occulte qui avait accès au maire et à son directeur de cabinet pour imaginer des coups tordus".

Les protagonistes présumés mis en examen

La précédente affaire avait éclaté fin août 2022, quand Gilles Rossary-Lenglet avait révélé à Mediapart l'existence d'une vidéo intime tournée en janvier 2015 dans laquelle apparaît Gilles Artigues, rival politique de Gaël Perdriau, en train de se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. Ce quinquagénaire affirmait dans sa confession avoir participé à ce "barbouzage de mœurs" à la demande du maire et de son entourage, dans le but de neutraliser politiquement l'élu centriste. En avril 2023, Gaël Perdriau, Pierre Gauttieri, Gilles Rossary-Lenglet ainsi qu'un ancien adjoint municipal, Samy Kéfi-Jérôme, ont été mis en examen.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.