Isère : perdu en suivant son GPS à vélo, il passe la nuit accroché à une falaise au-dessus du vide

Le jeune homme de 17 ans était parti rejoindre des amis à VTT. Les policiers de la CRS Alpes de Grenoble l'ont récupéré mardi matin après une nuit passée dans une falaise.

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France Bleu Isère - franceinfo
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Le jeune homme de 17 ans a passé la nuit sur une falaise accroché à une maigre végétation. Photo d'illustration. (MAXPPP TEAMSHOOT)

"Il s'est accroché à la vie et il y a cru jusqu'au bout", raconte mardi 25 octobre à France Bleu Isère le brigadier Philippe Magnon de la CRS Alpes. Un adolescent de 17 ans, qui s'était perdu à VTT en suivant son GPS sur Google Maps a passé la nuit de lundi à mardi accroché "à des touffes d'herbes" sur une falaise du massif de la Chartreuse. "Il a eu beaucoup de chance. S'il avait glissé, ça aurait été fatal", estime le brigadier de la CRS Alpes.

Resté perché pendant dix heures sur un éperon rocheux rendu humide par la pluie et qui surplombe 100 à 150 mètres de vide, le jeune homme était parti lundi en fin d'après-midi de Fontaine, dans la banlieue de Grenoble (Isère), pour rejoindre des amis au Plateau-des-Petites-Roches, dans le massif de la Chartreuse.

II se retrouve coincé sur une falaise

Pour ce trajet d'environ 40 km et de trois heures à vélo, son application smartphone l'a fait passer par des chemins trop techniques au dénivelé positif important. Le cycliste a donc fini par abandonner son vélo et s'aventurer par une via ferrata fermée. La nuit tombée, il s'est retrouvé coincé sur une falaise.

"Il s'est retrouvé dans un endroit inaccessible", explique à France Bleu le brigadier de la CRS Alpes qui a pu être prévenue par le 112 joint par le jeune homme qui avait encore de la batterie sur son téléphone. "Les camarades ont marché toute la nuit pour essayer de le trouver mais ne l'ont pas trouvé", explique-t-il. Ce n'est qu'au matin et avec l'aide l'hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 38 qu'il a pu être localisé et hélitreuillé.

Quand les sauveteurs ont récupéré le jeune homme, "il était content de boire un thé chaud parce qu'il était assez frigorifié". Le brigadier Philippe Magnon pense qu'il va "peut-être mettre plusieurs jours avant de réaliser qu'il est passé près de la catastrophe" et insiste : "Sur Google Maps, il n'y a pas la notion de relief."

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