Arrestation des trois évadés de Béziers

Trois détenus se sont évadés jeudi de la maison d'arrêt de Béziers avant d'être rattrapés quelques heures plus tard

Trois détenus se sont évadés jeudi de la maison d'arrêt de Béziers avant d'être rattrapés quelques heures plus tardTrois détenus se sont évadés jeudi de la maison d'arrêt de Béziers avant d'être rattrapés quelques heures plus tard

Après avoir profité d'un accès laissé libre au niveau des cuisines de l'établissement, ils ont franchi le mur d'enceinte de deux mètres dépourvu de surveillance et entamé leur cavale dans une voiture volée.

Le plan Epervier, qui prévoit des contrôles routiers et des moyens de recherche renforcés, a été déclenché permettant leur arrestation rapide.

Selon deux syndicats pénitentiaires interrogés par Reuters, l'un des trois hommes, organisateur présumé de l'évasion, est un récidiviste. Il est poursuivi pour "vol en bande organisée avec arme" et passible des assises, dit-on de source judiciaire.

L'établissement de Béziers, vétuste et voué à la fermeture en novembre, compte 104 détenus pour 48 places, précisent les syndicats de surveillants. Il sera remplacé par une nouvelle prison, qui doit ouvrir en fin d'année, avec 810 places.

Dans la prison actuelle, les gardiens - 26, selon les syndicats - seraient en nombre insuffisant. Le gardien qui a laissé l'accès libre aux évadés effectuait simultanément quatre tâches, dont la réception des marchandises, a expliqué Gérard Comont, délégué CGT.

"Trois détenus qui s'évadent d'un seul coup, ça fait désordre. Mais nous avions prévenu de longue date les autorités de la gravité de la situation à Béziers ", a déclaré Christophe Marquès, dirigeant national du syndicat FO Pénitentiaire.