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Après le décès fin novembre d'un Malien ayant reçu 2 décharges de Taser, une information judiciaire est ouverte

Le parquet de Nanterre a annoncé lundi à l'AFP l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".L'homme, en situation irrégulière, est décédé après avoir reçu deux décharges du pistolet Taser pendant son interpellation à Colombes
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Le Taser présenté en 2007 par le patron de la filiale française Antoine Di Zazzo (AFP)

Le parquet de Nanterre a annoncé lundi à l'AFP l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".

L'homme, en situation irrégulière, est décédé après avoir reçu deux décharges du pistolet Taser pendant son interpellation à Colombes

Le parquet de Nanterre s'était montré très prudent en annonçant début décembre les conclusions provisoires de l'autopsie, affirmant que pour l'heure "aucune cause certaine, unique et absolue du décès" n'avait été identifiée.

Selon les premiers examens, l'homme est mort "d'une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz puisque du sang a été retrouvé dans ses poumons" et l'état de son coeur "dur et contracté" pouvait être en lien avec l'utilisation du Taser.

Le Taser envoie une onde électrique de 2 milliampères pour 50.000 volts qui bloque le système nerveux, tétanisant la personne durant quelques secondes.

Le maire PS de Colombes réclame un débat
Le maire PS de Colombes avait affirmé en novembre que "si le Taser s'avérait être une arme létale, la question de son usage par les forces de police devrait être posée" et a appelé à un débat national sur la politique de sécurité.

Front de gauche et LCR demandent un moratoire sur le Taser
Olivier Besancenot (NPA), le Front de Gauche, le réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H) et le Mrap ont demandé un moratoire sur son utilisation.

C'est la première fois en France, selon la police, qu'un décès survient juste après l'utilisation du Taser. L'Inspection générale des services (IGS, "police des polices") est saisie d'une enquête par le parquet de Nanterre.

La police avait parlé d'"un homme particulièrement violent"
Gaz lacrymogène, coups de bâton de défense, les policiers avaient expliqué avoir tout essayé avant de se servir du Taser, pour maîtriser un homme décrit par la police comme particulièrement violent et de forte corpulence. Au moment du contrôle d'identité, à la suite d'un différend avec son co-locataire, l'homme avait "pété les plombs" selon la police. Il avait tenté de s'enfuir dans les étages de l'immeuble avant de blesser avec un marteau quatre des huit policiers qui le poursuivaient, toujours selon la police a alors fait usage du Taser.

D'après les premiers éléments de l'enquête, deux pistolets Taser ont été utilisés et l'un d'entre eux, équipé d'une mini-caméra, avait filmé la scène.

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