Alsace : des vacances utiles pour les victimes de Tchernobyl

Chaque été, des familles accueillent des enfants russes, victimes de la catastrophe nucléaire, 30 ans après. France 2 s'est rendue chez plusieurs d'entre elles.

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À Balbronn (Bas-Rhin), chez la famille Anstotz, Karina, 12 ans, est comme chez elle pour trois semaines de vacances. Sa région de Russie est encore contaminée après la catastrophe de Tchernobyl. Elle semble en pleine santé, mais ses muscles contiennent une accumulation de Césium 137, très dangereuse pour le coeur, les reins et le système reproducteur.

"C'est déjà la sixième année qu'elle vient chez nous. Elle fait un peu partie de la famille maintenant", témoigne au micro de France 2, Régine Anstotz. À son arrivée, Karina a été testée à un taux de Césium de 26,5 becquerels par kilo. Chez nous, en France, il est de zéro. Une alimentation non contaminée devrait le faire baisser de 30%.

Une petite parenthèse

"Réduire ce taux est extrêmement important. Ça nous permet de voir le bénéfice du séjour en France", rapporte Guy Minnerath, responsable de l'association "Les enfants de Tchernobyl".

Chaque été, des familles alsaciennes accueillent jusqu'à 200 enfants, victimes de la catastrophe nucléaire, pour leur offrir une petite parenthèse.

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La centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le 26 février 2015.
La centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le 26 février 2015. (VOLODYMYR SHUVAYEV / AFP)