Aéroports : pour la justice, le recours aux policiers ne viole pas le droit de grève

Le tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé, a refusé d'ordonner la fin du remplacement d'agents de sûreté grévistes par des policiers à l'aéroport de Roissy.

Des policiers remplacent les agents de sûreté grévistes à l\'aéroport de Roissy, le 22 décembre 2011.
Des policiers remplacent les agents de sûreté grévistes à l'aéroport de Roissy, le 22 décembre 2011. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

La requête de la CFDT a été rejetée. Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), saisi en référé, a refusé, vendredi 23 décembre, d'ordonner la fin du remplacement par des policiers des agents de sûreté en grève à l'aéroport de Roissy.

Le juge des référés "fonde sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition [de personnels grévistes] n'est demandée." Le tribunal ajoute qu'"il convient aussi d'assurer la continuité du service public de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle."

Pour les syndicats et plusieurs personnalités de gauche, au contraire, la décision du ministère de l'Intérieur de mobiliser des policiers en remplacement des agents de sûreté porte atteinte au droit de grève. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, il y a "viol du droit de grève".