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Acusé de viol et disculpé 8 ans après, le procès de l'ex-ouvrier agricole a débuté lundi à la cour d'assises de Paris

Sa condamnation avait été annulée par la Cour de révision. La personne qui l'accusait s'était finalement rétractée.En matière criminelle, Loïc Sécher est, depuis 1945, le 7e condamné à avoir obtenu une révision de son procès. Les six autres ont tous fini par obtenir leur acquittement.
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Loïc Sécher répond à des questions de journalistes à sa sortie de prison le 13 avril 2010 (AFP - FRANK PERRY)

Sa condamnation avait été annulée par la Cour de révision. La personne qui l'accusait s'était finalement rétractée.

En matière criminelle, Loïc Sécher est, depuis 1945, le 7e condamné à avoir obtenu une révision de son procès. Les six autres ont tous fini par obtenir leur acquittement.

Originaire de la Chapelle-Saint-Sauveur, un village de 700 habitants en Loire-Atlantique,
Loïc Sécher avait été accusé fin 2000 de viol et d'agressions sexuelles par Emilie, une adolescente alors âgée de 14 ans. Il a toujours nié les faits.

Mais en 2003, il était condamné à 16 ans de réclusion par la cour d'assises de Loire-Atlantique. Une peine confirmée en appel à Rennes l'année suivante puis par la Cour de cassation en 2005.

L'affaire semblait alors définitivement close.

Mais le 31 mars 2008, son accusatrice se rétractait dans une lettre envoyée au parquet général de Rennes. "Loïc Sécher est innocent, je ne supporte plus de le voir en prison", écrivait la jeune femme, devenue majeure.

Epaulé depuis 2006 par un comité de soutien, Loïc Sécher déposait alors une requête en révision. Une nouvelle enquête établissait que la jeune fille, fragile psychologiquement, avait varié dans ses accusations et démontré sa capacité à fabuler.

Saisie, la Cour de révision a annulé sa condamnation en avril 2010. Elle a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire et la tenue d'un nouveau procès.

Loïc Sécher, 50 ans, qui a désormais pour avocat le célèbre pénaliste Eric Dupond-Moretti, dit qu'il n'en veut pas à Emilie et salue même son courage. Pour lui, "c'est l'institution judiciaire qui est responsable". Il entend donc lui demander réparation.

Du fait de la fragilité de sa cliente, l'avocate d'Emilie va demander le huis clos. Mais la cour devrait opter pour des débats publics, sauf pour l'audition de la jeune femme.

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