A partir du 1er janvier 2010 c'est un test chimique qui sera appliqué au contrôle de la qualité des huîtres

C'est ce qu'a annoncé vendredi, Olivier Laban, président de la section conchylicole d'Arcachon, informé par le ministère de l'Agriculture.M.Brest, le président du Conseil national de la conchyliculture, a rappelé que "le test biologique" pouvait entraîner "des fermetures administratives injustifiées".

C'est ce qu'a annoncé vendredi, Olivier Laban, président de la section conchylicole d'Arcachon, informé par le ministère de l'Agriculture.

M.Brest, le président du Conseil national de la conchyliculture, a rappelé que "le test biologique" pouvait entraîner "des fermetures administratives injustifiées".

Pour les professionnels ce n'est pas une surprise car Bruno Lemaire, le ministre de la Pêche s'était engagé auprès de la profession à faire entrer le test chimique en application par anticipation dès le début de l'année 2010.

M.Laban a expliqué: "La modification du test au niveau européen verra le jour à l'été 2010 car cela ne peut pas se faire d'un coup de baguette magique"

Jusqu'à alors, les seuls tests autorisés au niveau européen étaient "les tests de la souris", qui consistrent à injecter des extraits d'huîtres à des souris pour déceler la présence éventuelle de micro-algues toxiques pour l'homme. Les coquillages sont interdits à la vente si deux souris sur trois meurent dans les 24 heures.

Durant la période à risque, du 1er avril au 31 août, des tests étaient effectués systématiquement au minimun, une fois par semaine.

Ce test de la souris a régulièrement conduit à des interdictions, depuis 2004, de vente des huîtres du bassin d'Arcahon. Ce qui a provoqué la colère des ostréiculteurs.

La France, premier producteur européen d'huîtres, compte 15.000 à 20.000 ostréiculteurs.