7 mouvements de jeunesse, dont deux syndicats lycéens, UNL et FIDL, organisent une "votation" jusqu'au 31 mars

Le but, "montrer" au ministre de l'Education nationale Luc Chatel qu'il doit "changer de cap"."On appelle 3 millions de lycéens à s'exprimer sur leur vision de l'éducation", a déclaré lundi lors d'une conférence de presse le président de l'UNL, Antoine Evennou, en dénonçant "la politique du gouvernement de casse du service public de l'éducation".

(France 2)

Le but, "montrer" au ministre de l'Education nationale Luc Chatel qu'il doit "changer de cap".

"On appelle 3 millions de lycéens à s'exprimer sur leur vision de l'éducation", a déclaré lundi lors d'une conférence de presse le président de l'UNL, Antoine Evennou, en dénonçant "la politique du gouvernement de casse du service public de l'éducation".

Répondre à trois questions très tranchées
"Il s'agit de montrer au ministre de l'Education nationale que la majorité des lycéens refuse sa politique" et qu'il est nécessaire de "changer de cap", a-t-il ajouté à l'AFP.

Outre l'UNL et la FIDL, les autres organisateurs sont la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), les Jeunes Communistes (JC), les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), le Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) et les Jeunes Verts.

La votation est prévue via internet, à l'adresse www.votationlyceenne.fr, mais aussi dans les lycées généraux, technologiques et professionnels. Elle a commencé lundi dans des lycées parisiens des Ve et XIXe arrondissements, ont assuré les représentants de l'UNL et la FIDL.

La votation est composée de trois questions. Les lycéens sont appelés à dire s'ils préfèrent "un lycée qui s'adapte uniquement aux besoins du marché... ou un lycée où c'est toi qui choisis ta filière", "la concurrence entre lycées ghettos et lycées d'élite... ou une carte scolaire qui garantit l'égalité", "des profs à la sauce Sarko, moins nombreux, moins formés... ou les moyens d'obtenir un diplôme qui permet de s'en sortir".

Interrogé sur l'aspect très tranché des questions, les organisateurs ont estimé que les réponses n'iraient pas dans un seul sens et qu'il s'agissait surtout de "mener un débat public autour de deux visions de l'éducation qui s'opposent", selon les mots de Laurianne Deniaud, présidente du MJS.

Le bulletin de vote présente les questions, mais aussi les critiques des organisateurs contre la politique gouvernementale ("renforcement des inégalités", "dégradation des conditions d'études") et leurs revendications (embauches d'enseignants et de conseillers d'orientation, meilleure formation des professeurs).