Feuilleton 2/5 : "Les secrets de Cheverny"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 13/05/2014Durée : 00h45

La suite de notre feuilleton. On vous fait decouvrir Cheverny, l'un des joyaux des châteaux de la Loire. C'est un domaine privé que les propriétaires entretiennent en respectant les traditions. S'il en est une, c'est la chasse à courre. On la pratique toujours avec une centaine de chiens qui ont tous leur personnalité et leur nom.

A Cheverny, on chasse à courre. Une centaine de chiens chassent le cerf. Quelques jeunes d'un an rejoignent la meute, il faut les baptiser. C'est l'année des Casse-tête pour le marquis.

J'aurais pu faire avec le dictionnaire. Je me suis inspiré de la génération passée.

Des chiens de race française et anglo-française tricolore. Apeurés, car on les sépare de leurs congénères.

lradien, tu vas t'appeler Irakien. Dans mon rôle de maître d'équipage, il s'agit d'en reconnaître un maximum. Hop, mâle. Initié.

On cherche un signe distinctif pour les identifier durant la chasse.

Un point sur la tête. On va commencer à chasser en septembre, il faut repérer les bonnes individualités dans la collectivité. C'est pourquoi le nom est important. Avant, ça sert à rien.

La chasse à courre à Cheverny remonte à 1850. Les chiens parcourent jusqu'à 40 km par sortie, 70 fois par saison. Maintenir la tradition et entretenir le château est un travail assidu pour le couple de châtelains. Il y a 4 ans, Constance de Vibraye a lancé une activité de restauration dans l'orangerie XVIIIe. La marquise est devenue gérante de snack. Elle choisit les articles de la boutique de souvenirs et les produits dérivés.

Faut qu'on passe au rouge.

Vous ferez goûter à votre mari.

Jusque dans les détails du blason, elle s'intéresse à l'image du château.

Faut toucher à tout, la comptabilité, la gestion de personnel, les plannings, la décoration, les fleurs, les plantes. Il faut savoir chiner pour que les détails soient assouvis.

Les artisans alentour connaissent la marquise. Chez le tapissier, elle choisit le tissus des fauteuils.

Là, on est parfait, c'est raffiné, 100 % pure soie.

La marquise a confié une chaise en acajou à Arnaud, ébéniste restaurateur.

L'assemblage était décollé.

La vis n'aurait pas dû être mise.

Restaurée, la chaise retrouvera sa place près du piano, dans la bibliothèque. Accueillir 300.000 visiteurs par an, c'est accomplir de multiples métiers. Le marquis a en fait hérité d'une PME qu'il doit développer.

Le châtelain moderne est un chef d'entreprise. A Cheverny, nous avons environ 45 CDI auxquels il faut ajouter une dizaine de saisonniers, et quelques étudiants en juillet-août et pour les week-ends d'affluence.

Quand le château ne suscite plus l'intérêt des touristes, il faut inventer. Heureusement, Hergé a dessiné Moulinsart, une aubaine. Le personnage fétiche du marquis, c'est Nestor, le majordome.

Il est précieux parce que dans Moulinsart, il est plus attaché, fidèle et loyal au château qu'à ses propriétaires. Il est attaché à la pierre. Pour lui, le château est éternel, pas ses occupants.

Demain, nous visiterons Moulinsart, où se déroule l'album "Les Bijoux de la Castafiore".

"Cheverny, une vie de château", un feuilleton signé Isabelle Baechler, Benjamin Poulain et Marc Shailleby.

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