Ce que l'on sait de la mort d'un adolescent de 14 ans dans une fusillade à Trappes

Deux adolescents ont été touchés par balles dans un square de la ville, vendredi. Les auteurs des coups de feu ont pris la fuite à bord d'une Clio.

Vue aérienne du square Albert-Camus, en 2015, à Trappes (Yvelines).
Vue aérienne du square Albert-Camus, en 2015, à Trappes (Yvelines). (GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO)

Il n'avait que 14 ans. Un adolescent a été tué lors d'une fusillade à Trappes (Yvelines), vendredi 1er mai. Un autre jeune de 17 ans a été touché à la jambe. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé sur Twitter une "mort révoltante".

Des tirs en pleine journée

A 15h30, les riverains du square Albert-Camus entendent "comme des bruits de pétard", selon une habitante, contactée par France 3 Paris-Île-de-France. Plusieurs coups de feu, tirés depuis une Renault Clio noire, viennent de retentir. Un garçon de 14 ans est mortellement touché à l'abdomen. Un autre mineur, âgé de 17 ans, est plus légèrement touché à la jambe droite, avant d'être hospitalisé. Aucun des jeunes n'était connu des services de police, selon le site du Parisien. Une douzaine de douilles a été retrouvée sur place.

Les auteurs en fuite

Après avoir tiré, les auteurs des coups de feu prennent la fuite. Ils abandonnent finalement leur véhicule et l'incendient, à Beynes, à une quinzaine de kilomètres de là. Les assassins sont activement recherchés par la police judiciaire de Versailles, en charge de l'enquête. 

"On commence à recueillir plusieurs témoignages", indique une source policière, qui espère pouvoir interroger le blessé léger dans la soirée. "Il est beaucoup trop tôt pour dire s'il s'agit d'un règlement de compte, s'il s'agit d'une balle perdue", selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur BFMTV. 

Déjà des coups de feu en avril

Il y a deux semaines, le 15 avril, une fusillade avait eu lieu au même endroit, à la même heure, sans faire de victimes. Un homme de 22 ans avait pris la fuite et avait été interpellé, avant d'être relâché, faute de preuve suffisante contre lui.

Ces dernières semaines, plusieurs quartiers de la ville ont été le théâtre d'échauffourées et de règlements de compte sur fonds de trafic de stupéfiants. Le site du Parisien faisait état, le 19 avril, d'"une rivalité entre les squares Albert-Camus et Léo-Lagrange, qui entraînent depuis plusieurs jours des rixes entre bandes". Une rivalité qui avait déjà fait un blessé par balle, en septembre 2014, selon le quotidien.