Yonne : le président d'un refuge agressé après la mutilation de ses chevaux et poneys

L'affaire fait écho à l'étrange série de morts violentes de chevaux mutilés dans plusieurs départements du territoire ces derniers mois.

L\'agression de Nicolas Demajean, président du Ranch de l\'espoir, a eu lieu à Villefranche-Saint-Phal (Yonne) dans la nuit du 24 au 25 août 2020.
L'agression de Nicolas Demajean, président du Ranch de l'espoir, a eu lieu à Villefranche-Saint-Phal (Yonne) dans la nuit du 24 au 25 août 2020. (GOOGLE MAPS / FRANCEINFO)

Ils venaient de mutiler un de ses chevaux et deux poneys. Une enquête a été ouverte après l'agression du président d'un refuge par des individus dans l'Yonne, a indiqué mercredi 26 août le parquet, tandis que ce type d'attaques se multiplient en France.

Le portrait-robot d'un des deux agresseurs, âgés entre 40 et 50 ans, devait être diffusé mercredi à la presse et "d'importants moyens de gendarmerie" ont été mobilisés, a indiqué le procureur de la République d'Auxerre, Hugues de Phily.

Vers minuit, dans la nuit de lundi à mardi, Nicolas Demajean, président du Ranch de l'espoir, un refuge situé à Villefranche-Saint-Phal (Yonne), a été réveillé par des cris d'animaux avant de remarquer la présence de deux intrus dont il s'est rapidement rapproché.

"C'est de la barbarie, de la cruauté"

L'un d'eux s'est jeté sur lui et lui a entaillé l'avant-bras gauche avec une serpette, avant que de prendre la fuite avec l'autre agresseur. "J'ai pu établir un portrait-robot", a ajouté le président, qui assure avoir vu son agresseur "à 100%".

Deux poneys ont été lacérés à l'arme blanche, l'un sur 50 cm, l'autre sur 25 cm, ainsi qu'un cheval de selle, avec une balafre de 20 cm, a précisé Nicolas Demajean, qui a dû être hospitalisé, victime d'une incapacité totale de travail de quatre jours. "Il n'y a pas de mots. C'est de la barbarie, de la cruauté. Et un acte gratuit car ces animaux ne peuvent se défendre", a-t-il déclaré, encore très choqué.

L'affaire fait écho à l'étrange série de morts violentes de chevaux mutilés dans plusieurs départements du territoire ces derniers mois. Pour l'heure, le parquet ne dispose "d'aucun élément permettant de faire le lien" avec les cas survenus ces dernières semaines, a déclaré le procureur. L'enquête a été confiée à la brigade de recherches d'Auxerre.