Vosges : pronostic vital engagé pour l'homme qui s'est poignardé à l'entrée du commissariat d'Epinal, ses motivations restent inconnues

L'homme voulait rentrer dans le commissariat disant "avoir été témoin d'un meurtre" et qu'il "voulait témoigner sur ce meurtre", a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique à nos confrères de France Bleu Sud Lorraine.

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Radio France
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Epinal, dans les Vosges. (GOOGLE MAPS)

Le pronostic vital de l'homme qui s'est poignardé à deux reprises mardi 4 mai peu avant 8 heures dans le sas d'entrée du commissariat d’Épinal, dans les Vosges, est engagé, rapporte France Bleu Sud Lorraine. Âgé de 31 ans, l'homme visiblement agité s'était vu refuser l'entrée dans le bâtiment. Selon les éléments communiqués dans la matinée par le directeur départemental de la sécurité publique Antoine Bonillo, cet homme voulait rentrer dans le commissariat disant "avoir été témoin d'un meurtre" et qu'il "voulait témoigner sur ce meurtre".

Les policiers ont bloqué le sas d'entrée

Enfermé dans le sas d'entrée, que les fonctionnaires "avaient verrouillé", ils "ont commencé à questionner" l'homme "paniqué et qui n'avait de cesse de demander qu'on lui ouvre la porte et qu'on le laisse entrer dans le commissariat". Une demande à laquelle les policiers n'ont pas accédé. Ils ont "remarqué une grosseur sous son manteau" et lui "ont demandé de l'enlever".

"L'homme a écarté sa veste et sorti un grand couteau de cuisine avec une lame de 20 centimètres et par deux reprises, il s'est poignardé dans l'abdomen comme s'il se faisait Hara-Kiri."

Antoine Bonillo

à France Bleu Sud Lorraine

"Il n'avait pas de papiers sur lui, il avait un couteau dans le dos, l'enquête ne fait que démarrer et le procureur de la République donnera une conférence de presse plus tard", ajoute le directeur départemental de la sécurité publique à nos confrères de France Bleu Sud Lorraine.

De cet homme, on sait que son pronostic vital est engagé après ses coups de couteau dans le ventre. Il est connu pour des faits de délinquance comme des violences ou consommation de stupéfiants. Un soutien psychologique a été mis en place pour les policiers présents sur le site alors que ces faits interviennent quelques jours après l'assassinat de la policière de Rambouillet, Stéphanie Monfermé. Le préfet Yves Séguy ainsi que le procureur de la République Nicolas Heitz se sont rendus sur place ce matin.

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