Violeur en série : une enquête et des questions

Voilà plus de 30 ans que les enquêteurs tentaient de mettre la main sur celui qu'ils surnommaient le violeur de la Sambre. Comment le violeur présumé, qui opérait toujours dans le même secteur, a-t-il pu passer entre les mailles du filet tant de temps ? 

France 3

Trente ans d'impunité. Devant les policiers, Dino Scala a reconnu avoir sévi dès la fin des années 1980. L'information judiciaire pour viols et agressions sexuelles n'a été ouverte qu'en 1996 par la police judiciaire de Lille (Nord). Durant toutes ces années, y a-t-il eu des failles ou des lenteurs du côté de la justice ?

Des éléments sous-exploités par les enquêteurs ?

En 1997, l'enquête a un nom de code : le violeur de la Sambre. Les policiers connaissent parfaitement son mode opératoire et la zone géographique où il agit. Trois portraits-robots sont même établis, l'un d'eux ressemblant particulièrement à Dino Scala. Il n'a pourtant pas été diffusé. Ces éléments ont-ils été trop peu exploités ? Cette question enfin : pourquoi l'ADN n'a-t-il pas parlé plus vite ? Systématiquement prélevé sur les victimes, les enquêteurs ont rapidement établi qu'ils avaient affaire à un seul et même violeur. Mais Dino Scala n'a jamais été répertorié au fichier national des empreintes génétiques. L'ADN n'a donc pas permis de le confondre.

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L\'entrée du village de Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge (Nord), le 1er mars 2018.
L'entrée du village de Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge (Nord), le 1er mars 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)