VIDEO. Entraîneur de tennis soupçonné de viols : Henri Leconte est "choqué"

L'ancien champion et président général du Levallois Sporting Club est "outré" après l'arrestation d'un professeur de son club. L'homme est soupçonné d'avoir violé, entre 1999 et 2005, d'anciennes élèves mineures au moment des faits.

Sophie Rodier, Josselin Debraux, Olivier Gardette / France 2

Ses actuels employeurs sont abasourdis, mercredi 7 mai. Un professeur de tennis va être déféré devant un juge d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est soupçonné d'avoir violé, entre 1999 et 2005, d'anciennes élèves, selon une source judiciaire, confirmant une information de RTL.

Après son arrestation, il a été conduit à son club actuel, le Levallois Sporting Club (LSC) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Un choc pour l'équipe dirigeante. Le président du club, Henri Leconte, interrogé par RTL, se dit "outré" et "choqué". Le directeur général explique à France 3 n'avoir jamais eu la moindre alerte sur le comportement du suspect, ni aucun soupçon : "On a les jambes coupées, on tombe de très haut", témoigne Sofiane Guetatfa. 

Au club de Levallois depuis 2008

"Au moment des faits qui lui sont reprochés, il ne travaillait pas à Levallois, mais à Sarcelles", a déclaré à l'AFP Isabelle Balkany, première adjointe au maire de Levallois-Perret. "Il est arrivé chez nous en 2008 et a toujours travaillé dans notre club avec son épouse. Il n'y a jamais eu la moindre plainte contre lui", a-t-elle ajouté. 

L'homme aurait commis entre 1999 et 2001 plusieurs "viols et agressions sexuelles" sur l'une de ses anciennes élèves, âgée de moins de 15 ans au moment des faits. Il est également soupçonné d'avoir, entre 2001 et 2005, agressé sexuellement et violé, à plusieurs reprises, deux autres adolescentes de moins de 18 ans. "Les victimes ont gardé le silence pendant des années, car elles se sentaient sous son emprise", a précisé la source judiciaire.

Henri Leconte, le 24 mai 2009 dans les tribunes de Roland Garros. 
Henri Leconte, le 24 mai 2009 dans les tribunes de Roland Garros.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)